Sunday, 31 March 2013

New Creations, March 2013 by Dan Groover

Art Submit_3D, Dan Groover, Emmanuel Gallery (Safed, Israel)

"Einstein", Dan Groover, Emmanuel Gallery (Safed, Israel)

"Pop Your Marilyn", Dan Groover, Emmanuel Gallery (Safed, Israel)

"My Music", Dan Groover, Art & Music Gallery (Jerusalem, Israel)

"Listen Tel Aviv", Dan Groover, Art & Music Gallery (Jerusalem, Israel)





Tuesday, 12 March 2013

POP-ART by SaHaD




La dialectique du Pop-Art s’habille de culture populaire dans un but de désacralisation de l’œuvre d’art. C’est dans une volonté de présenter l’art comme un produit de consommation dans une société de masse où l’éphémère est consommation, qu’elle puise l’essence de sa création, à travers des couleurs vives et décalées par rapport à la réalité, en utilisant de manière détournée les symboles des produits et des images de la société qui s’imprègnent dès l’enfance et relayés par la publicité, les magazines, la bande-dessiné et la télévision. Le concept de la production en série du Pop-Art se présente dans une volonté de donner à l’œuvre une existence par l’œuvre elle-même et pour elle-même. Au-delà de la peinture, le Pop-Art utilisent des procédés qui étaient tout d’abord considérés comme industriels. A priori présenté comme un art simple et accessible à tous, produit de consommation en plus, le Pop-Art utilise de nouvelles techniques picturales tout droit sorties du monde de l’industrie, comme la sérigraphie, l’autocollant et les peintures acryliques. Certains artistes n’hésitent pas non plus à s’approprier des objets de la vie courante, comme Andy Warhol qui fait d’une bouteille en verre ou d’une conserve de soupe une œuvre d’art en tant que telle.

Avec l’émergence de grands noms du Pop-Art, tel Tom Wesselmann, Roy Lichtenstein et Andy Warhol, considéré comme le représentant du mouvement aux Etats-Unis, ou encore Gérard Deschamps en France, le courant artistique s’est vu s’étendre sur la scène internationale. Et son expansion est considérable depuis ses prémices dans les années 1950, grâce au relai des réseaux de communication. Depuis lors, le Pop-Art est présent dans tous les musées, salons d’art contemporain et galeries, tout en étant utilisé par la mode, l’architecture et le design, qui en fond un style artistique majeur.

STREET ART by SaHaD




Crée dans la rue au milieu des années 1970 et parrainé par l’émergence de la culture Hip-Hop, le Street-Art s’est propagé à coup de bombes et de graffitis sur les murs de la ville. Mode subversif de l’expression d’une jeunesse abandonnée, l’espace urbain dans son ensemble est vu comme une toile géante et est tour à tour marqué au fer par des tagues, des pochoirs, des mosaïques, des stickers, des affiches. Pourtant, l’utilisation de matériaux comme des bombes aérosols, de la peinture, des cutters ou encore des rouleaux adhésifs, rend compte de l’éphémérité et de l’urgence de la création. Et à l’heure d’une génération qui grandit au rythme des métros, le phénomène s’est propagé à vitesse grand V sur la scène internationale. Loin des règles communes et des institutions, le Street-Art est devenu un mouvement artistique contestataire et souvent officieux, voire illégal, où la volonté première des artistes de Street-Art est de se rendre visible au plus grand nombre d’usager de l’espace publique, en répétant le plus possible leur production, afin que l’on finisse par visualiser leur « signature » et reconnaître leur existence anonyme ; l’urbain tout entier est devenu la galerie de ces artistes contemporains.

En retranchant la création quasi hors-contexte, le Street-Art s’est vu en permanence confronté à la question de savoir si c’est de l’Art – comme on l’entend généralement au sens classique du terme. Loin de chercher à être exposés, les artistes de Street préfèrent bien souvent travailler à ciel découvert sur de grands espaces ou des terrains vagues, en frôlant toujours la limite de la légalité, ne serait-ce que par l’utilisation de leur support de prédilection : le mobilier urbain. Les règles entre liberté et légalité sont alors sans cesse confrontées l’une à l’autre. Bien que depuis une décennie, on puisse assister à un phénomène de mode concernant le Street-Art, qui serait aux antipodes de sa philosophie d’origine. Certains artistes de renom ont acquis non seulement le statut d’artiste à part entière mais un vrai marché s’est ouvert à cet art qui puise de la rue, de la jeunesse et de sa créativité sans cesse renouvelée. Rien ne semble permanent. Tout est toujours en mouvement.