Thursday, 23 July 2015

LE MÉTISSAGE DES CULTURES DANS L'ART DE HEIKE ZAUNE-GOSHEN by SaHaD


"Life Still" by Heike Zaun-Goshen


Entre abstrait et figuratif, entre orient et occident, l’art de Heike Zaun-Goshen est un pont entre les cultures.
Née en Allemagne, la jeune Heike est très tôt passionnée par le dessin et la peinture. Elle met pour un temps son inclination artistique de côté pour obtenir son diplôme de maîtrise en éducation, histoire et littérature espagnole. Après des études à l’université de Düsseldorf, Heike part en Israël, au Kibboutz, laissant un pays d’une modernité sans cesse en mouvement, pour un jeune pays en développement. « Partir ne semble pas avoir été quelque chose qui aurait effleuré les membres de ma famille. Quand je suis arrivée en Israël, il y a 25 ans, c’était encore très inhabituel de prendre ce genre de décisions, surtout quand il s’agissait alors de quitter l’occident, où la vie était prospère, pour le Proche-Orient, où les choses semblaient incertaines, voire dangereuses, et où même de simples buts étaient souvent très difficiles à atteindre. Il m’aura fallu près d’une dizaine d’années après l’Alya pour revenir à la peinture – il m’arrive encore de voir cela comme un cadeau qu’il m’a été offert par le « vieux continent ». Mes deux parents m’ont transmis le goût de l’art, et aujourd’hui je sais que la peinture est une partie importante de ma vie, et de mon identité – et elle le restera. »
Heike Zaun-Goshen revient donc à la peinture et à l’art dans les années 1990, en Israël, auprès de l’artiste australienne Jane Kohn pendant près de deux ans, suivie d’une année au Jerusalem Studio School dirigé par Israël Hershberg. 
Heike peint dans un style classique, au trait précis, alors que le fond de ses peintures s’inscrit dans des courants modernes, combinant ainsi deux univers. Habituellement, cette plate-forme abstraite sert de cadre à une peinture figurative ; sorte de déclaration audacieuse de l’artiste. Les règles de l'art contemporain, rejetant apparemment les valeurs traditionnelles de la peinture, sont ici détournées pour combiner deux composantes de la réalité et de l’identité de l’artiste – qui reste le sujet central de ses œuvres. Dans son propre langage de la peinture, elle crée ainsi un sentiment de proximité entre ses sujets et l'observateur.
Depuis, l’artiste a participé à de nombreuses expositions à la fois en Israël et à l'étranger. Heike Zaun-Goshen travaille également comme écrivain et traductrice, et elle est l'auteur du livre « Au-delà du mur - chapitres sur la Jérusalem urbaine ».

SaHaD
(Texte publié dans le blog Times of Israel Français)

Click here to see more pictures: Heike Zaun-Goshen's Gallery

Heike Zaun-Goshen's Gallery

For  more informations about the artist, please contact us: art.drenaline@yahoo.com




Wednesday, 22 July 2015

Balaganist, N°1, Juillet 2015 avec Dan Groover

Première page du nouveau magazine Balaganist made in Tel Aviv, face à l'Edito, une belle présentation de la Art & Music Gallery, avec en illustration, une oeuvre signée Dan Groover ("My Music" by Dan Groover, 80 cm x 80 cm, Stencil & Spray on Plexiglass) !

      

LOLA MAGAZINE, N°1, JUILLET 2015, AVEC SaHaD

Découvrez les articles signés SaHaD dans le tout nouveau magazine LoLa pour franco-israéliens et franco-israéliennes (En hébreu,"Lo" signifie "Pour lui" et "La" signifie "Pour elle") !








DE L’EAU DANS NOS ASSIETTES by SaHaD

Juillet est là, et comme tous les étés, c’est le challenge pour rentrer dans son maillot de bain. On s’est torturées des mois avant avec tous les régimes possibles et inimaginables, on a retrouvé le chemin de la salle de sport qu’on avait oublié pendant l’hiver, et en prime pour nous récompenser de nos efforts on a fait les magasins pour trouver le nouveau maillot tendance de la saison, et certaines ont même pris de l’avance avec quelques séances d’U.V., avant d’échouer comme des stars avec nos lunettes de soleil sur les plages aux quatre coins du globe – en Israël si possible !

Oui mais voilà, il y a comme qui dirait un hic. Trop de régimes tue le régime !
Il y en a qui prône de ne manger que des fruits, comme si on était des singes, d’autres de ne manger que des protéines, histoire de bien faire mal à nos reins, d’autres vouent carrément un culte au « sans gluten », nouvelle philosophie de la vie pour faire moins souffrir les animaux… Mais celui que je préfère personnellement c’est « le régime Chocolate » qui associe chocolat noir et fibres !

Avec tout ça, on ne sait plus où donner de la tête, et il semblerait que le mieux de tout, serait de boire de l’eau… et encore ! Peu importe ce qu’on mange ou ne mange pas, on mange mal ! Europe 1 a publié une liste d’eaux minérales plates et gazeuses contaminées par la présence de pesticides et de médicaments. O rage, ô désespoir ! La question ne serait donc pas de manger peu mais déjà de manger bien… et ce n’est pas si simple. Aujourd’hui en France, il existe une loi qui autorise à ne pas signaler sur les produits les ingrédients présents à un taux inférieur à 5% - et tenez-vous bien, les grands groupes agroalimentaires mondiaux détiennent également les compagnies de pesticides ! Donc, par exemple, des produits labellisés AB (produits issus de l’Agriculture Biologique), peuvent avoir également été en contact avec des pesticides, sans que cela ne soit inscrit sur l’emballage. Il en est de même pour « l’affaire Bonduelle » et les boîtes de conserve de légumes qui contiennent des saveurs viandes (de veau, de porc et autres) – de surcroît invisible sur l’étiquette –, histoire de ne pas « froisser les communautés », comme dirait le responsable.

Je pourrais en raconter des histoires sur ce qu’il se passe dans nos assiettes, mais il ne s’agit pas non plus d’arrêter de manger, sinon de prendre conscience que l’heure n’est plus à la surconsommation mais à réapprendre à consommer selon nos besoins. Rappelez-vous, avant 1970, un épi de blé mesurait en moyenne 1 mètre 20, aujourd’hui, à peine plus de quarante ans plus tard, ce même épi de blé mesure à peine 70 centimètres. Alors oui, la terre va mal, et si elle se nettoie à grand coup d’ouragans et se reconstruit par des tremblements de terre, il ne faut pas vraiment s’étonner du pourquoi ? Nous ne devrions pas sous-estimer la force de la Nature, face à celle de l’homme.
Alors nous, les dames qui, il faut bien se l’avouer, nourrissons hommes et enfants, si on commençait déjà à prendre conscience de ce que l’on mange…

Quelques conseils qui ne régleront pas tous les problèmes à la racine mais qui peuvent aider à se rééquilibrer : 
  •       Eviter les aliments à base d’huile de palme, favorisant les maladies cardio-vasculaires et le mauvais cholestérol, présente dans divers aliments.
  •      Bien rincer vos fruits et légumes à grande eau, en frottant énergiquement la surface.
  •       De façon générale, optez pour une alimentation bio – même si celle-ci réduit les risques, elles ne les évitent pas totalement ; voire même pour la culture locale.
  •      Réduisez votre consommation de viande et volailles ; n’en manger qu’une à deux fois par semaine peut carrément améliorer votre moral (ce n’est pas une blague !) ; n’oubliez pas que les animaux aussi peuvent être nourris aux pesticides, voire aux médicaments…
  •        Le mieux étant encore de manger bio et casher en même temps… 
Mais le « Must » serait encore de prendre conscience de ce qui va de nos assiettes à notre corps, en passant par la terre… Aujourd’hui le problème s’étant généralisé et étendu, même cultiver son propre potager n’empêcherait pas les eaux de pluies à contaminer le sol… En bref mesdames, prendre conscience de ce que l’on mange reste la solution à un corps en bonne santé.

SaHaD
(Texte publié dans Lo'La Magasin, juillet 2015)

LE CARNAVAL DE VENISE COMME SI L’ON Y ÉTAIT ! DU 30 JUILLET AU 05 SEPTEMBRE 2015 by SaHaD


"Costume du Carnaval de Venise" by Yits'hak Davidovich

Entre l’Art et Venise, c’est une vraie histoire d’amour intemporel ; la cité des Doges où pas une seule construction moderne n’a modifié le paysage depuis le XVIe siècle, abrite Carnaval et Biennale, et au large de laquelle les souffleurs de verre dans les îles de Burano et Murano charment encore et toujours les yeux émerveillés des passants et des touristes.
Et c’est dans ce décor historique et féérique, où se rend chaque année Isaac Davidovitch, homme d’affaire accompli, qu’il se passionne pour l’art. C’est là même qu’il entraînera une nouvelle fois le public, à la découverte des charmes enchanteurs du Carnaval de Venise, lors de sa prochaine exposition, « La Ville des Couleurs », au musée Hechal Shlomo, à Jérusalem. Davidovitch, exposera ses dessins d’un réalisme et d’une précision méticuleuse, de personnages colorés en costumes d’époque et de masques artistiquement étoffés, spécifiques du Carnaval.
Après avoir présenté différentes expositions en solo dans le passé, comme celle entre « ciel et terre », « Bonjour Tel Aviv », présentée sur des panneaux publicitaires tout autour de la ville de Tel Aviv, « Paysages blancs » au musée de Jaffa, et « Les visages de Venise », à l’université de Tel Aviv, Isaac Davidovitch présentera fin juillet sur les murs du hall du musée, une Venise colorée et romantique. L’atmosphère entière de la ville sera dans une combinaison d’or, de bleu et de rose, dans un mélange éclectique et Kitsh, entre l’architecture de la ville de la Renaissance, la lagune, ses gondoles, et l’esprit du Carnaval, qui date du XIe siècle, dans une symbiose révélée aux spectateurs entre couleurs, textures et différentes expressions artistiques. En effet, le soir du vernissage, qui aura lieu le 30 juillet à partir de 20h00, sera également projeté le documentaire, « Retour vers le Ghetto de Venise », de Gadi Castel.
Entre magie et réalité, la ville révélera ainsi au public ses différentes facettes.

SaHaD
(Texte publié dans le Futé Magazine n°214)

Vernissage : Jeudi 30 juillet 2015, à partir de 20h00

Musée Hechal Shlomo
58 rue King George
Tél : 02-5889010
Jérusalem
Horaires d’exposition :
Du dimanche au jeudi : 10h00-20h00
Vendredi : 09h00-12h00
Site internet de Isaac Davidovith : http://www.ydphoto.co.il


BIOGRAPHIE & INTERVIEW DE DAN GROOVER by SaHaD

"Pop Your Life" by Dan Groover

Dan Groover est un artiste-peintre franco-israélien qui a allié, au fil du temps, son cheminement personnel aux techniques les plus contemporaines, dans ses œuvres picturales.
Groover commence dans les années 1980 à investir l’espace urbain entre Paris et sa banlieue en y déposant sa signature et en offrant aux passants des créations originales sorties aux hasard de ses ballades nocturnes. Les couleurs vives et la lumière éclatante des Caraïbes, où il déménage à l’adolescence, l’inspirent dans ses nouvelles créations et il réalisera alors plusieurs travaux d’envergure, comme une fresque murale de six cents mètres autour du stade de Baie-Mahault, en Guadeloupe, des façades d’immeubles, des décors de films ou de concerts, comme celui de James Brown lors de sa tournée caribéenne, ou encore MC Solaar pour son passage à MTV. C’est alors que peu à peu, Groover prend conscience de l’éphémérité de son art à ciel ouvert et à l’âge de vingt ans, avec les encouragements de ses proches, il commence à adapter au format de la toile ses créations rythmées entre couleurs pop et musique de rues, en s’inspirant tout à la fois de l’univers des comics et de l’imagerie de la ville de New-York, de ses icônes et de ses boulevards animées, en passant par ses chanteurs d’Acide-Jazz. Il devient l’un des artistes incontournables de la scène du Pop Art en exposant entre les Antilles, New-York et Paris. Après un passage à New-York, balancé entre l’art de rue, les musées, les concerts de rap à Brooklyn, la bohème artistique sur les toits du Queens et l’enseignement du Street Art à La Guardia School, il retourne aux Antilles avec des perspectives artistiques aux nouvelles dimensions. Alors au sommet de tous les possibles, Groover recherche un sens nouveau à sa démarche d’artiste et il décide d’un retour aux origines. C’est en Israël, là où il est né et là d’où il vient que Groover devient Dan Groover. Au contact de cette terre aux multiples racines, il se plonge dans l’étude des textes anciens et ésotériques d’où il puise pour sa création un univers visuel empreint à la fois de la culture israélienne et du symbolisme sacré lié au judaïsme.
A l’image de l’échelle de Jacob, posé comme un pont entre le Ciel et la Terre, Dan Groover adapte une dimension universelle aux techniques contemporaines de son art qui se veut accessible à tous, au moyen de la langue graphique et visuelle du Pop Art et du Street Art.

"Tel Aviv" by Dan Groover

Talpyiot à Jérusalem. Le quartier des fabricants et des usines. C’est tout en haut d’un immeuble plein d’ateliers d’artisans, que Dan Groover – le Andy Warhol israélien – a installé son QG, la Art’Drenaline Factory. D’entrée, des effluves de bombes aérosol, térébenthine, et autres substances licites, annoncent la couleur. On entre dans le labo des expériences artistiques, entre Street Art, Pop Art et Judaic’Art.

LOLA Mag : L’antre de l’artiste, c’est toujours un secret magique pour les non-initiés. Merci de nous recevoir.

Dan Groover : Et c’est toujours un plaisir de recevoir ; c’est de partager qui permet à l’artiste de se confronter à son public, de le connaître, et c’est ce qui nous enrichît. La diffusion c’est ce qui rend notre art vivant.

LOLA Mag : Quand on arrive chez toi, on est tout de suite impressionnés par ta table de travail envahie par les bombes et recouverte de couleurs. Pour les lecteurs de LOLA Mag qui ne connaissent pas encore ton travail, peux-tu nous raconter qui tu es, Dan Groover ?

Dan Groover : Très jeune déjà j’étais lancé dans le milieu Hip-Hop, je faisais des battles de Break Dance à Paris sur la place du Trocadéro et dans les clubs. C’était dans les années 1980, les pleines années du mouvement. Et une nuit, à quatorze ans, j’ai fait le mur avec un ami, et poser mon premier Graffiti. Quand on a goûté à l’art de rue, l’adrénaline monte et on a tout de suite envie de recommencer. Après les métros parisiens, j’ai connu les murs sauvages de la Guadeloupe. Là-bas, le Hip-Hop n’avait pas encore fait son entrée, et je n’avais qu’une idée en tête, jouer l’explorateur et recouvrir de mes fresques tous les murs de l’île ; jusqu’au plus long alors jamais réalisé en Street Art, le mur du stade de Baie-Mahault de 600 mètres, et je l’ai eu ! Après plusieurs années dans les Caraïbes, les toiles, les expos, les îles, étaient devenues trop petites pour exprimer et avancer dans ma création. J’avais besoin de plus de contenu et de dépasser mes propres limites ; c’est par mon Art que j’ai redécouvert mon identité juive. Volontairement, j’ai fait mon Alyah indépendamment de l’Agence Juive, et dès mon arrivée, à travers mon regard d’artiste, j’ai compris que je touchais quelque chose de plus grand et de nouveau. Etrangement, c’est dans des yeshivot et par l’étude de textes trois fois millénaires, que j’ai appréhendé la véritable dimension de l’être juif et d’Israël. Et après sept ans d’études, je ne pouvais plus peindre de la même manière, mais mon mode d’expression restait la peinture. Peindre des Rabbins au sens classique du terme ce n’est pas mon truc, mais « bomber » le sens cacher des Lettres hébraïques, ça je sais faire. Moderniser par des techniques contemporaines des images classiques de l’art juif, pour les rendre accessibles à un nouveau langage et une nouvelle génération, c’est comme un défi et en même temps un travail de mémoire.

LOLA Mag : Tu parles de « devoir de mémoire », tu racontes d’ailleurs beaucoup l’histoire d’Israël à travers tes œuvres…

Dan Groover : Je suis né en Israël et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de cinq ans. Mes histoires d’enfance, que me racontait mon père, c’étaient des histoires de Kibboutz, de la vie en Israël, de la guerre des Six Jours, de l’Indépendance, de la reconquête de Jérusalem. Il s’agit d’abord du souvenir de mon père et c’est en même temps raconter l’histoire dans l’Histoire. On oublie bien souvent que le retour en Israël s’inscrit dans quelque chose qui a commencé il y a bien longtemps, bien plus longtemps que la création de l’état en 1948, c’est beaucoup plus large que le Sionisme. Et c’est cela qui a interpellé notamment Pascal Elbé au cours de son interview sur Israël, des journalistes canadiens ou encore l’équipe de tournage de Arte pour 24H Jérusalem.

LOLA Mag : L’Art de Dan Groover, c’est tout un programme ! Sur quoi tu bosses en ce moment ?

Dan Groover : La chance que j’ai c’est de faire ce que je sais faire de mieux et ce qui me plaît, je suis toujours à l’affût de nouvelles techniques, j’aime relever de nouveaux défis créatifs : peindre avec de la lumière, peindre à l’envers sur des plexiglass, imaginer des objets découpés au laser, etc. Le plus important reste le contenu, et cela s’exprime, par exemple, avec le Jacob’s Ladder Project (L’Echelle de Jacob), mis en œuvre avec Sarah SaHaD. Sarah a monté la société Art’Drenaline, il y a deux ans, et ensemble on organise des projets artistiques à partir desquels se créer une interactivité entre l’artiste, le public et les professionnels de l’art, de la décoration, du design, de la mode. Le Jacob’s Ladder Project est l’un de ces projets, où l’on fait fusionner Mots et Images, entre des textes poétiques de Sarah et certaines de mes œuvres – comme celle d’une image de Broadway, une photo que j’ai prise lors d’un de mes voyages à New York, et en plein milieu de la rue un  clavier de piano qui monte au ciel ; certains y verront une œuvre de Pop Art, d’autres, peut-être, l’échelle du rêve de Jacob. Et les mots viennent appuyer le sens, la compréhension de l’image dans des poèmes, disons « inspirés ». Il faut exprimer et vivre notre histoire, et le Street Art et le Pop Art me semble de bons moyens d’expression, parce que c’est tout simplement ceux que l’on parle aujourd’hui.

Sortir de l’atelier de Dan Groover, c’est comme partir avec une grosse bulle d’oxygène et une envie de voir le monde sous un autre prisme, en partant d’abord à la découverte de soi et de son histoire… en Israël.

"Menorah avec texte" by Dan Groover


SaHaD
(Texte publié dans Lo'La Magazine, juillet 2015)


Pour plus d'informations, contacter : art.drenaline@yahoo.com