Wednesday, 30 September 2015

LES LETTRES HÉBRAÏQUES - ENTRETIENS AVEC DAN GROOVER BY SaHaD

"Alef" by Dan Groover
*** Découvrez l'importance des Lettres Hébraïques comme langage de la pensée, à l'origine de toute création. ***
"SOUL'ÂME" : ENTRETIENS AVEC DAN GROOVER BY SARAH SAHAD - SUJET : LES LETTRES HÉBRAÏQUES. 
Jacob's Ladder Project : L'artiste Dan Groover est l'initiateur du projet entre Mots & Images, Emouna ve Omanout, avec Sarah Sahad, directrice de la société Art'Drenaline, curator, essayiste et poète.


Tuesday, 22 September 2015

"Au Commencement..." by SaHaD - JACOB'S LADDER PROJECT

"L'Oreille Musicale" by Dan Groover


*** DANS LE CADRE DU "SOUL'ÂME" NOUS SOMMES FIERS DE VOUS PRÉSENTER LA POÈTE SARAH SAHAD & LE MUSICIEN SAADYA (Contactez-nous pour vos événements : art.drenaline@yahoo.com). / במסגרת הפרויקט ׳׳סולם׳׳ ארט׳דרנלין שמחה להציג לפניכם את המשוררת שרה שהד והמלחין סעדיה (art.drenaline@yahoo.com: לאירועים צרו איתנו קשר) ***


Monday, 21 September 2015

Shazarahel

 

 



 




 


QUAND LA TECHNOLOGIE ET LA SCIENCE PARLENT LE LANGAGE DE LA KABBALE AVEC SHAZARAHEL by SaHaD


Moyen-Age, Renaissance, Siècle des Lumières, chaque époque a connu son lot de grandes découvertes technologiques, et de tous temps médecins, philosophes, astronomes et scientifiques ont cherché à s’approcher des grands Kabbalistes juifs de leur génération ; soit pour questionner ou infirmer l’existence de D.ieu, soit pour apprendre à la source, dans les textes, les notions mêmes de chirurgie, de mouvement des planètes, et même que la terre est ronde !
Cette proximité entre science et Kabbale, Shazarahel, l’exprime dans son art, dans lequel la relation de l’un à l’autre est étroitement liée. Dans sa nouvelle série de travaux consacrés comme un hommage à Steve Jobs, le fameux créateur d’Apple, au détour de tableaux aux allures d’Iphone et d’Ipad, chaque création est une réflexion à part entière sur le monde virtuel et technologique qui nous entoure à travers ces fenêtres qui donnent accès à un monde autant invisible qu’infini. Taillés sur un support en bois aux bouts arrondis, les Pixels et les traces de doigts sont également représentés pour bien matérialiser l’objet. Commence alors tout un jeu de correspondances et de métaphores avec l’univers ésotérique du monde juif. Dans sa recherche artistique, Shazarahel entend tout à la fois connecter le langage contemporain du virtuel à celui des textes, que de donner à comprendre au spectateur que rien n’est anodin ni nouveau ; la Création dans son ensemble est elle-même régie par des « lois scientifiques et technologiques ». Celui qui ouvre son cœur et ses sens, entrevoit que chaque action entraîne une réaction en chaîne, chaque individu est connecté, relié avec la Création toute entière qui ne fait qu’un. Miroir du monde réel, l’enjeu de l’œuvre est d’amener au moyen de la représentation du virtuel, à aborder notre approche du monde matériel, en le reliant au monde spirituel. Dans le même esprit, l’artiste a également représenté des barres de recherches des grandes plateformes comme Facebook ou Google. Sur cette dernière y est inscrit le mot « Elokim » (« D.ieu »). Ici il s’agit littéralement de mettre en exergue qu’absolument tout est cherché et recherché au moyen de ces nouveaux outils.

Dans cette quête de vérité, de nos jours, la recherche du spirituel passe aussi par le virtuel.

SaHaD
(Texte publié dans le Futé Magazine n°218)

Pour plus d'informations sur l'artiste : Shazarahel

Thursday, 17 September 2015

« PRÉSENCE = PRÉSENT », LA TRÈS ATTENDUE PERFORMANCE D’ALANA RUBEN FREE LORS DE LA BIENNALE DE JÉRUSALEM by SaHaD

"Présence = Présent" by Alana Ruben Free


Tous les deux ans la Biennale prend place dans les plus grandes villes internationales, qui pour l’occasion mettent à disposition différents endroits à travers la ville, et voici que pour sa deuxième édition dans la capitale israélienne, Jérusalem présentera du 24 septembre au 5 novembre 2015, plusieurs expositions sur l’art juif contemporain. Entre autre, Hechal Shlomo, le musée d’art juif de Jérusalem, situé tout près de la Grande Synagogue, accueillera cette année le thème de la maternité, « L’Art de la Maternité » (« Ima Iyla’a »), à travers notamment l’exposition phare de l’artiste canadienne Alana Ruben Free, qui au détour d’une œuvre magistrale s’est associée pour l’occasion au sculpteur israélien David Gerstein.
Venue du monde du théâtre, cette Canadienne fraîchement débarquée en Israël depuis New York, cherche toujours au détour de ses œuvres à contrecarrer le monde technologique complexe qui nous submerge de distractions continuelles, tout en accroissant la solitude et l’aliénation, en intensifiant et en faisant grandir les liens d’intimité entre les individus, en connectant les gens le plus profondément possible avec leur propre monde intérieur. « Tout mon travail vise à créer des expériences transformatrices qui catalysent la croissance spirituelle et émotionnelle. Je vois l’exposition "Présence = Présent" comme la fin d'un cycle de mon travail et le début naturelle du cycle suivant. ».
Dans une installation innovante, un puissant mélange de théâtre, de sculpture et d’architecture, capture l’essence de la maternité. Une mère et son enfant sont assis dans un « œuf » de 1,5 x 1,5 x 2,5 mètres. Ils partagent la présence de l’un et de l’autre durant deux minutes ininterrompues, ensemble, au milieu d'une journée bien remplie, dans une ville occupée ; chacun disant à l’autre : « Je t'aime. Je compte sur toi. Je te respecte. Je te remercie de ta présence dans ma vie. ».
Le 30 Septembre, Alana Ruben Free présentera son projet « Présence = Présent » et invitera alors le public à participer à cette expérience de l'art de la performance immersive.

SaHaD
(Texte publié dans le blog Times of Israel)

Pour plus d'informations sur l'artiste, contacter : art.drenaline@yahoo.com



Friday, 11 September 2015

EMOUNA VE OMANOUT - ENTRETIENS AVEC DAN GROOVER BY SaHaD

"Stairs to the Heaven" by Dan Groover

*** "SOUL'ÂME" : ENTRETIENS AVEC DAN GROOVER BY SARAH SAHAD - SUJET : EMOUNA VE OMANOUT. ***
Jacob's Ladder Project : L'artiste Dan Groover est l'initiateur du projet entre Mots & Images, Emouna ve Omanout, avec Sarah Sahad, directrice de la société Art'Drenaline curator, essayiste et poète.


Wednesday, 9 September 2015

TOMER LUPASHKO

 




L’ART COMBAT LE RACISME AVEC TOMER LUPASHKO by SaHaD

"Face on the Race" by Tomer Lupashko

De tout temps, l’art a toujours flirté avec la politique, soit pour l’appuyer, soit pour la combattre, comme une sorte de garde-fou du pouvoir en place. Même dans les moments les plus sombres de l’histoire, quand des régimes de dictature se mettent en place, l’art de la propagande et l’art de la dénonciation ne sont jamais très loin. L’art devient le porte-parole de la conscience et de la morale humaine. Et si certains continuent de croire que l’art ne sert à rien, c’est que bien souvent ils ont peur de l’impact de celui-ci sur les populations ; car un artiste engagé a une voix qui porte bien au-delà des seuls initiés, surtout à l’heure de l’information et du voyeurisme. L’art de Tomer Lupashko est dans cette même veine. Chez cet artiste israélien, tout a commencé pendant son service militaire au sein de Tsahal, lorsqu’il a été confronté pour la première fois à la population arabe, et qu’il a réalisé que tout n’était pas tout noir ou tout blanc, bien au contraire, une histoire des deux côtés de la barrière entremêlée de fortes nuances de gris… Un autre sujet fascine Tomer, celui du mauvais penchant de l’être humain, et de se rendre compte que les droits des uns à se défendre peut entraîner des souffrances pour lui et pour le monde.
C’est pourquoi Tomer Lupashko a travaillé ces dernières années sur la représentation du racisme, et plus particulièrement en utilisant l’image du Ku Klux Klan américain, pour qui les Noirs, les Juifs, les étrangers sont les autres. Bien que la frontière posée par le racisme soit clairement définie, puisqu’il s’agit de s’opposer à tous ceux qui ne sont pas « moi », « comme moi », celui qui est rejeté par le raciste met également un point d’honneur à se différencier et se défendre de lui, car il faut se protéger de lui ressembler, « nous » sommes meilleurs que lui, plus bon que lui. Dans le travail d’imagerie de Tomer, la frontière si évidente devient floue, et se fondent alors des images de membres du KKK dans des images à moitié effacées de Marylin Monroe, des scènes oniriques du film «American Beauty», un montage d'images des « héros du drapeau arc-en-ciel» et des unes du magazine «Time». 
Les images issues de la culture américaine ont un impact plus grand puisqu’elles sont connues d’un très large public, et donne donc une profondeur universelle. Il s’agit donc d’exprimer ce qu’est l’Homme raciste, sans s’attacher à une culture ou une société particulière. Le raciste, malgré son étroitesse d'esprit, est celui qui voit toujours dans l'autre l'Étranger, il est celui qui établit la peur. La peur se trouve des deux cotés. L'un définit l'autre.

SaHaD
(Texte publié dans le Futé Magazine n°217)

Click here to see more pictures: Tomer Lupashko