Sunday, 25 October 2015

La Vérité, La Paix & L'Homme - Entretiens avec Dan Groover by SaHaD

"If You Don't Let Us Dream, We Won't Let You Sleep", by Dan Groover
*** En ces temps troublés, n'oublions pas que la Vérité est une notion absolue qui ne supporte pas l'interprétation exhaustive. Dans cet entretien avec SaHaD, Dan Groover rappelle ici les enjeux de la Vérité. ***



Wednesday, 21 October 2015

L’ART ISRAÉLIEN CONTEMPORAIN À LA SARAH’S TENT GALLERY by SaHaD

"Sarah's Tent Gallery", ShlomZion haMalka 18 street, Jerusalem, Israel

Face à l’allée de Mamilla, située en plein cœur de Jérusalem, la rue Shlomzion haMalka, ses boutiques, ses cafés et ses galeries d’art.
Parmi elles, la Sarah’s Tent Gallery de Gabriel Knafo, un jeune amateur d’art Canadien installé en Israël et qui donne vitrine à l’art israélien contemporain, à Jérusalem. Loin des clichés de la ville sur fond de traditions parfois figées dans un temps de carte postale, Gabriel a pris le pari de représenter des artistes alliant techniques nouvelles et l’histoire d’Israël. Les choix artistiques du galeriste sont à l’image de ce mélange de cultures recomposant la société israélienne actuelle. Ce Québécois venu du Maroc et vivant aujourd’hui à Ra’anana, vous raconte l’histoire de chaque œuvre, comme si chaque œuvre avait – comme lui – parcouru un très long voyage avant d’arriver à destination. A l’instar de Dan Groover, un des artistes résidant à la galerie, qui Pop les symboles d’Israël, avec Ben Gurion, le Rav Goren sonnant le Shofar pour la première fois en 1967 depuis la réunification de Jérusalem, les soldats de l’unité de parachutistes qui ont libéré Jérusalem, des vues de la ville, et son tableau-vedette du « 1948 » dans des pochoirs sur bois ou plexiglass, des collages, du «Dropping » et jouant parfois avec du Light Painting (de la photo-lumière). Quant à la naïveté et la figuration du trait de l’artiste Avi Bensimhon, soulignées par ses couleurs vives et sa technique unique, elles transcrivent dans ses paysages de Jérusalem, ses bustes de femmes et ses pots de fleurs, une impression tridimensionnelle aussi bien dans ses huiles, que dans ses collages. Et les peintures ici s’harmonisent avec les sculptures en acrylique à la transparence et aux couleurs réfléchissant la lumière du soleil, alternant formes abstraites et Hanoukkiot bleu et blanc.
Pour Gabriel Knafo, qui vous accueille avec le sourire et la bonne humeur des gens du sud, l’art est la meilleure façon de parler du pays et son meilleur ambassadeur, car c’est ce qui s’exporte le mieux au-delà des frontières. Et exposer de jeunes artistes israéliens, c’est offrir un lieu au langage actuel, qui s’exprime en formes et en couleurs face aux réalités  auxquelles est confronté le peuple.

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine n°219)

Thursday, 15 October 2015

La Transmission : Acte & Pensée - Entretiens avec Dan Groover by SaHaD

"Transmission" by Dan Dan Groover
*** Découvrez l'importance de la Transmission, la base de pérennité d'Israël, de l'Acte à la Pensée. ***
"SOUL'ÂME" : ENTRETIENS AVEC DAN GROOVER BY SARAH SAHAD - SUJET : LA TRANSMISSION - ACTE & PENSÉE.
Jacob's Ladder Project : L'artiste Dan Groover est l'initiateur du projet entre Mots & Images, Emouna ve Omanout, avec Sarah Sahad, directrice de la société Art'Drenaline, curator, essayiste et poète.



Thursday, 8 October 2015

SE CONNECTER À L’AUTRE OU LA MÉTHODE DE L’ŒUF AVEC ALANA RUBEN FREE by SaHaD

"Présence = Présent" by Alana Ruben Free
Se sentir « connectée » avec les gens qui l’entourent, voilà se qui importe à Alana Ruben Free, de la même façon qu’il lui importe que les personnes se sentent liées, reliées à elle. A l’heure du virtuel et du « connecting people », Alana s’est fait un point d’honneur à ce qui importe tant dans cet « autre » univers dont la fenêtre d’accès est l’ordinateur, n’en est pas moins important dans le monde du réel et du sensible. C’est à la Biennale de Jérusalem, au musée Hechal Shlomo, jusqu’au 5 novembre, que vous pouvez faire l’expérience du point culminant de recherche de Alana, et découvrir la méthode dite « de l’œuf » ; au moyen d’une performance hors du commun, où chaque spectateur peut vivre une expérience unique et personnelle, qui donne à comprendre le concept central de l’œuvre de l’artiste, « Présence = Présent ».
Tout a commencé il y a une dizaine d’années, en 2004, au Canda, au moment de la toute première représentation du monologue « Beginner at Life », et du contact avec le public. Après une maîtrise en philosophie juive et une compréhension intuitive du judaïsme, dont l’un des préceptes fondamentaux est « Aime ton prochain comme toi-même », que Alana s’est interrogée sur la juste façon d’appréhender la question. Après tout, ne lui arrive-t-il pas d’être « cruelle » avec elle-même, comme nous pouvons l’être également avec nous-mêmes ? C’est à travers le théâtre que, dans un premier temps, l’artiste a commencé à explorer avec son public ces questions essentielles sur les relations humaines les plus intimes, comme dans « Fear & Desire », et la relation que l’on échange avec son conjoint, sa mère, ses enfants, et « White Fire / Black Fire », dans la relation à l’idée, comme l'amour ou encore D.ieu. En 2013, juste avant de faire son Alya, Alana Ruben Free commence alors un travail de recherches qui l’emmènerait à créer une œuvre qui clôturerait ce cycle, tout en étant une performance réalisée directement avec le public, dans une expérience de l’Amour.
« Cette sculpture pourrait être considérée comme une graine, une matrice, une fusée, une cage, une grotte, un petit temple, un cocon, un nid, ou même un œuf : une place pour la renaissance et la transformation. » Il faut y vivre et y exprimer le ressenti instinctif, immédiat, et y dégager le bien-être, la joie. Une formule simple pour améliorer l’état des relations entretenues avec l’Autre. Parler d'amour, de confiance, de respect et d'appréciation pour exprimer ses sentiments envers ceux que nous aimons. Cette installation est une tentative de rappeler quels sont les éléments essentiels d'une bonne relation, sans défaillance ni jugement, au sein d’un espace neutre et à la fois protégé. « Entrez dans l’œuf et restez-y deux minutes, seul ou face à quelqu’un, en silence les yeux fermés ou ouverts, et dites à haute voix, en silence ou pas du tout des mots qui viennent du cœur ».
Réalisée par le sculpteur israélien de renommée internationale, David Gerstein, dans le cadre de l’exposition « Ima Iyla’a » (L’Art de la Maternité) dirigée pour la Biennale de Jérusalem, l’œuvre performative de Alana Ruben Free est avant tout un espace méditatif dédié au public, afin de renouer avec le sens profond de l’Humanité.

The Jewish Art Museum Hechal Shlomo
58 King George st. Jerusalem
Tel: 02-5889000
Horaires d’ouverture : 10H-20H

SaHaD
(Texte publié dans le blog Times of Israel)


Pour plus d'informations, contacter : art.drenaline@yahoo.com

Monday, 5 October 2015

"DE L'IDÉAL À L'INTÉRÊT" BY SaHaD - JACOB'S LADDER PROJECT

"La Prophétie" by Dan Groover
*** DANS LE CADRE DU "SOUL'ÂME" NOUS SOMMES FIERS DE VOUS PRÉSENTER LA POÈTE SARAH SAHAD & LE MUSICIEN DAVID LEV (Contactez-nous pour vos événements : art.drenaline@yahoo.com). / במסגרת הפרויקט ׳׳סולם׳׳ ארט׳דרנלין שמחה להציג לפניכם את המשוררת שרה שהד והמלחין דוד לב (art.drenaline@yahoo.com: לאירועים צרו איתנו קשר) ***



Friday, 2 October 2015

¡VIVA MÉXICO! BY SaHaD

Casa Azul, Musée Frida Kahlo, Coyoacán, México D.F., Mexique

Perchée à 2.300 mètres d'altitude et encadrée au loin par des montagnes et les pyramides de la Lune et du Soleil, à Teotihuacan dans la cité des dieux, México D.F. (Distrito Federal), est la capitale du Mexique et la ville la plus peuplée du pays, voire même la quatrième ville au monde derrière Tokyo, Delhi et Shanghai, avec plus de 20 millions d’habitants, en s’étendant de 60 km sur 40 km. Pour la petite histoire, fondée sur le lac de Texcoco dès le début du XIVe siècle par les Mexicas, Tenochtitlan devient rapidement la capitale de l’empire aztèque, et une ville déjà impressionnante par sa taille, qui compte entre 150.000 et 250.000 habitants à l'arrivée des Espagnols.
Métropole de la démesure, dans cet étourdissant magma urbain, tout se côtoie, tout se mélange, un dynamisme perpétuel, de bons restos, une vie nocturne trépidante ; et l’ambiance y est baroque ! México est riche de son patrimoine quelle sait conserver, fière de ses origines, avec un centre historique inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, les ruines du Templo Mayor, consacré aux dieux Tlaloc et Huitzilopochtli, ont été mises à jour et l’on peut toujours apercevoir le Quetzalcóatl (le serpent à plumes) sur le Zócalo, une place aussi élégante que gigantesque.
Et l’art n’est pas en reste dans cette ville qui a vu bouillonner la révolution culturelle de Diego Rivera et des Muralistes, qui a pour un temps inspiré les Surréalistes et leur chef de file André Breton, qui a permis à la culture indigène de reprendre des couleurs, et qui a entendu Frida Kahlo exprimer son cri de douleur pour la vie. México fleurit tout autant d’endroits propices à l’épanouissement culturel.
Coyoacán, un des derniers quartiers rattachés à la ville, est comme un enclos bucolique à l’écart de la multitude en mouvement de la capitale. C’est dans le centre de cet ancien village que naît et vit Frida Kahlo, dans ce que l’on nomme La Casa Azul (La Maison Bleue), surnommée ainsi en raison de la couleur de ses murs extérieurs et intérieurs. Construite en 1904, la maison natale de l’artiste est donnée à sa mort en 1958 par Diego Rivera, mari de Frida, pour en faire un musée. Elle abrite quelques œuvres de la peintre, ainsi que ses objets personnels, des livres et des collections privées comme les statuettes précolombiennes. Le 9 janvier 1937, le président Lazaro Cardenas del Rio accorde l'asile politique à Léon Trotski, qui a été hébergé avec sa femme dans la « Maison Bleue » pendant deux ans, jusqu’en avril 1939 – lorsque se développe une brève liaison – que l'on dit passionnée – entre Trotski et Frida. Egalement à Coyoacán se trouve le musée Diego Rivera Anahuacalli (« la maison de Anahuac »), designé par le muraliste Diego Rivera, qui abrite la vaste collection des pièces précolombiennes de l’artiste – même la plus grande du pays –, qu’il commence à collectionner dès son retour d’Europe, à partir de 1920.
Pour un grand bol d’air frais, une belle ballade dans le « Central Park mexicain » s’impose. Chapultepec est une grande colline composée de 500 hectares de terrains alentour. Il comprend notamment le château de Chapultepec où l'Empereur Maximilien et l'Impératrice Carlota du Mexique vécurent, le Musée National d’Anthropologie, le musée d'Arts Modernes, le musée Tamayo et le monument Los Niños Héroes (à la mémoire des cadets qui défendirent le château de Chapultepec, alors académie militaire, lors de l'invasion des troupes américaines le 13 septembre 1847 durant la bataille de Chapultepec).
Au nord du parc de Chapultepec, Polanco est la zone d’affluence économique, connue pour sa grande avenue Avenida Presidente Masaryk, avec les plus grandes boutiques de marque, ses hôtels et ses résidences. C’est là également que se trouve le quartier juif de la ville, avec ses différents synagogues et ses commerces casher.
Pour la beauté de l’architecture, les nouvelles tendances modes, les restaurants innovateurs, La Condesa est incontestablement le quartier où il faut se perdre ; et c’est d’ailleurs l’un des lieux de résidence privilégiés de nombre de célébrités mexicaines. Réputé par son architecture Art Déco développé depuis le début du XXème siècle, le quartier doit son nom de la vieille Hacienda de la Comtesse de Miravalle, occupée aujourd'hui par l'ambassade de Russie.
Et maintenant, pour le voyage gustatif, hormis la Tequila mondialement connue, faites un petit voyage spatio-temporel, rentrez dans une Pulquería et découvrez la boisson des dieux et des Aztèques par excellence : le Pulque, une boisson alcoolisée traditionnelle issue de la fermentation partielle de la sève de maguey. Et pour accompagner votre boisson, une bonne Sopa de Tortillas, plat typique mexicain, à base de bouillon de volaille, de Queso Oaxaca (fromage local), d’avocat et de tortillas séchées. L’histoire veut que la population indigène adopta le maïs comme ingrédient de base pour ses plats, du fait de l’abondance de celui-ci dans la région, et à l’arrivée des Espagnols au Mexique, ils ramenèrent avec eux la soupe et la préparation du bouillon (El Caldo de Pollo).
Dans cette ville qui vit dans un perpétuel balancement entre passé et présent, pour le côté atypique de la chose, oubliez la mauvaise réputation de la ville sur la pollution et la violence – qui oui, existent bien, comme dans toutes métropoles –, et saluons le projet mis en œuvre par le Germen Crew (un collectif de Street artistes), qui a repeint plus de 209 maisons dans le quartier de Palmitas dans la ville de Pachuca, qui se trouve à une centaine de kilomètres de México, aidé par les habitants des maisons de la colline. Ce gigantesque projet, initié par le gouvernement mexicain, avait autant un caractère artistique que social, car cela a impliqué près de 452 familles, a fourni du travail rémunéré pendant les cinq mois qu’a duré le chantier, et plus aucune violence n’a été déclarée durant ce laps de temps.

SaHaD
(Texte publié dans Lo'La Magazine, Octobre 2015)

E'HAD, STAYIM, SHALOSH ! BY SaHaD

Centre Suzanne Dellal, Neve Tsedek, Tel Aviv
Quartier tendance du « BoBo » à l’israélienne, Neve Tsedek a le charme de la créativité émergeante du  pays et le pittoresque d’une carte postale du siècle dernier ; placé au cœur de ce petit village dans la ville se trouve le « Centre Suzanne Dellal »,  considéré comme une réussite dans la réflexion urbaine, qui – comme pour la majorité des constructions d’Israël –, est un lien entre le passé historique et le renouveau israélien. 
Plus de cent ans auparavant, pour désengorger les murs de la surpeuplée Jaffa (une des quatre villes saintes du judaïsme), Shimon Rokach convainc plusieurs familles juives de sortir de la Vieille Ville, et en 1887 une dizaine de maisons sont construites pour la première fois avec des toilettes et une cuisine familiale, afin de reloger dix familles :
׳׳כה אמר השם צבאות אלוהי ישראל, עוד יאמרו את הדבר הזה בארץ יהודה ובעריו בשובי את   שיבותם יברכך השם נוה צדק הר הקדוש.׳׳ (ירמיה, לא, 22
"Ainsi parle l’Eternel, D.ieu des armées, D.ieu d'Israël, de nouveau on redira cette parole au pays de Yehuda et dans ses villes, quand j’aurai ramenai leurs captifs, que l’Eternel te bénisse, demeure de justice, montagne sainte." (Jérémie, 31-22)
Bien des années en construction plus tard, l’activité culturelle de Tel-Aviv dans les années 1980 se manifeste fortement avec l’initiative de Oded Kotler qui fonde, avec un groupe d’acteurs, le théâtre de Neve Tsedek, l’école Yehieli. Le bâtiment d’origine, qui a été conservé, porte le nom de Yaron Yerushalmi, fils de David et Ilana Yerushalmi,, tombé pendant la guerre d’usure sur le canal de Suez. Les activités du groupe de théâtre se terminent en 1989, et c’est la même année, sur les fondations de cette école et celle de l’Alliance, dans ce quartier résidentiel abandonné, que se crée le « Centre Suzanne Dellal », le centre de la danse et de la chorégraphie israélienne, ainsi qu’un centre de formation pour les arts et la culture, dont le but et le rôle est de favoriser et d’encourager le développement de l’art et de la danse israélienne en les combinant avec d’autres expressions artistiques.
Depuis la création du « Centre Suzanne Dellal », Neve Tzedek est en plein essor, jusqu’à être considéré actuellement comme l'un des plus prestigieux quartiers de Tel-Aviv, avec ses cafés, restaurants et magasins chics pour attirer des professionnels et de jeunes résidents, le quartier est un aimant pour les investissements immobiliers ainsi que le tourisme étranger et domestique. Aujourd'hui, le « Centre Suzanne Dellal » est le site touristique le plus visité à Tel-Aviv, avec plus d'un demi-million de visiteurs par an. En terme de qualité, esthétique et originalité, il constitue un modèle pour de nombreuses délégations culturelles internationales, qui en étudient la structure et les activités.
Avec une moyenne par an de sept cents spectacles et événements, le « Centre Suzanne Dellal » met en scène l'expérience de l'existence sociale et culturelle en Israël, ainsi que de nombreux aspects de l'identité israélienne qui se reflète dans la grande variété des œuvres présentées. Il est le foyer de la compagnie nationale de danse sous la direction de Ohad Naharin « Batsheva Dance Compagny », de danse moderne et contemporaine israélienne, et « Batsheva The Young Ensemble », qui accueille de plus jeunes danseurs, ainsi que le théâtre Orna Porat pour enfants, et de tous les artistes et créateurs de la danse en Israël. Reconnue et saluée dans le monde entier, la danse israélienne est aujourd’hui l’un des secteurs d’exportation les plus importants du pays, ce qui fait du « Centre Suzanne Dellal » une scène culturelle israélienne unique.  

SaHaD
(texte publié dans Lo'La Magazine, Octobre 2015)