Saturday, 28 November 2015

Tuesday, 17 November 2015

QUAND L’ART DU NUMÉRIQUE PREND PLACE EN GALERIE AVEC LÉON STERNBERG by SaHaD

"Beyoncé" by Léon Sternberg
Fraîchement arrivé en Israël à peine trois mois auparavant, Léon Sternberg s’est installé à Zichron Yaacov, la belle de Samarie, quant à ses créations, que l’on a déjà pu apercevoir depuis plusieurs mois déjà, elles se sont déjà bien implantées dans différentes galeries, comme à la Sarah’s Tent Gallery (Shlomzion haMalka street) et la Art & Music Gallery (Yoel Salomon street) de Jérusalem, à la Art Market (sur le port) et la Pop-Up Gallery (Neve Tsedek) de Tel Aviv. Cet artiste à la technique très contemporaine a su adapter les outils d’aujourd’hui à son art graphique, en mouvance totale avec son époque ; artiste du numérique, beaucoup d’œuvres de Léon sont peintes de façon digitale, sur une tablette professionnelle Wacom, pour être ensuite exposées sur des plexiglass grand format. Les œuvres sont imprimées sur papier photographique, pour être ensuite insérée entre deux plexiglass. L'aluminium arrière, qui maintient la planche, permet d’accrocher les œuvres sur le mur sans un cadre traditionnel. Effectuées dans une technique complexe, ses créations numériques donnent lieu à une explosion de créativité et d’équilibre en conjonction avec son âme colorée. C’est dès la petite enfance que ce fils de joailliers de Avers baigne dans l’esthétique et le raffinement. Une fois adulte, il se sent fortement attiré par la musique, notamment le jazz. Il apprend alors à jouer du saxophone, et développe de solides compétences d’improvisation ; pierre angulaire qui le dirige et le guide vers un chemin de vie non-conformiste. C’est durant cette période qu'une forte prise de conscience religieuse enrichie son âme à la recherche de morale et de valeurs encore plus élevées. Dans une quête toujours plus intime de son être, Léon a l’âme des artistes en questionnement, qui trouvent leur réponse dans la création et la couleur. Trois séries majeures marquent son œuvre. Le Judaïca moderne, comme par exemple son portrait inspiré du Rabbi de Lubavitch qui apparaît aux contours bleutés du « Shema Israel », l’abstrait et son jeu de formes, de couleurs et de lumière, et le Pop Art avec toute sa lignée de portraits célèbres en passant de Bob Marley à Grâce Kelly. Chacun de ses travaux est marqué du même effet d’éclat, marque de sa signature d’artiste. D’ailleurs, son site internet www.eyecandy-art.com, parle de lui-même : ce qui importe avant tout à Léon Sternberg c’est le plaisir des yeux pour le spectateur, par l’utilisation de couleurs fortes et vibrantes (« Eyecandy », c’est-à-dire « de la douceur pour les yeux »). Très graphique et design, ses œuvres s’harmonisent particulièrement bien dans les intérieurs modernes. Rien que cette année Léon a exposé au Palais Constantin, en Russie, à la Art Monaco Fair, ainsi qu’au Salon d’Art Contemporain de l’Espace Pierre Cardin, il est également présent dans des galeries en Hollande et à Paris. Et c’est aujourd’hui dans le calme et la nature de Samarie que l’artiste puise son inspiration, dans la force du pays.

SaHaD
(Article paru dans le Lo'La Magazine, Novembre 2015)

Pour plus d'informations sur l'artiste : art.drenaline@yahoo.com

LES SECRETS DU DÉSERT À MITZPE RAMON by SaHaD

Cratère de Mitzpe Ramon
Oasis au beau milieu du désert du Néguev, entre sentiers et falaises, sources et monts, à 85km au sud de Beer Shéva, Mitzpe Ramon jouit d’un point de vue extraordinaire et incomparable étant située sur la berge du cratère de Ramon, à 300 mètre au-dessus. "Point d'observation de Ramon", la ville emprunte le nom du cratère sur lequel elle est nichée, « Ramon » serait une déformation de « Romain », et viendrait d’une voie que les Romains avaient construite.
Long de 40 km, large de 8 km et d’une profondeur de 500 mètres, il s’agit du plus grand cratère du Neguev. Techniquement, un Machtesh (le mot hébreu traduit par « cratère ») est une vallée érodée, murée de falaises pentues de tous ses cotés, et drainée par un unique cours d’eau. Ce phénomène n’existe qu’en Israël, d’où l’introduction du terme hébraïque dans la littérature scientifique international. Notons que le Mac            htesh Ramon est une exception à la définition, puisque deux ruisseaux y cheminent : Le Nahal Ramon (le plus important) et le Nahal Ardon. Un second cratère se trouve au sud, né de l’érosion de deux cratères jumeaux : le Mont Arif.
Dans la ville, des traces de la vie juive qui remontent à environ 3.000 ans, à l’époque du premier Temple, ont été mises à jour. Les habitants y avaient créé d’immenses puits pour récolter, en hiver, le plus d’eau possible en vue des étés désertiques. Durant l’occupation, les Romains avaient construit une voie d’accès vers le sud. La route n’ayant pas résisté au temps, elle fut reconstruite dans les années 1950 afin de relier le sud au reste du pays, et poussée au delà vers la mer Rouge. Mitzpe Ramon voit donc le jour en 1951, et la présence juive est ainsi renforcée dans le Neguev. Aujourd’hui Mitzpe Ramon reste une petite ville, assez isolée des grands ensembles urbains israéliens, et lutte avec un des taux de chômage les plus élevés du pays.
L’implantation récente de plusieurs bases militaires de près de 10.000 soldats et d’une vaste base aérienne dynamise la région, ainsi que la présence de l’observatoire d’astronomie Wise, le seul au monde situé entre l’Europe et l’Australie capable de communiquer à la Nasa des informations d’ordre spatial. Quant au centre touristique, il recèle énormément d'activités reliées à l’environnement désertique : un centre touristique avec  une vue spectaculaire sur le Machtesh, un parc zoologique qui abrite des animaux du désert caractéristiques de la région, des ballades à dos de chameaux ou de lamas, en jeep, des randonnées pédestres, des visites de la ferme organique ou de la maison des artistes, des escalades, des descentes en rappel, du tir à l’arc.
Une petite communauté, des African Hebrew Israelites of Jerusalem (souvent appelés Black Hebrews), est une communauté religieuse d'origine afro-américaine, considérant descendre des anciens Hébreux de la Bible – mais non reconnus comme Juifs par Israël –, et qui a émigré à ce titre en Israël à partir de 1969, surtout à Dimona, mais aussi dans d'autres villes, comme Mitzpe Ramon. Ils font un parallèle incertain entre l’esclavage des Hébreux en Egypte et la traite des nègres en Afrique et aux Etats-Unis. Pour eux tout peuple affranchit devient le « peuple de D.ieu » et fait d’eux le nouveau peuple élu.

LE PLUS !
L'hôtel Beresheet est situé au milieu d'un magnifique paysage primitif, près de l'ancienne route des épices, sur le bord des falaises qui descendent dans le cratère de Ramon - un phénomène naturel extraordinaire sans équivalent dans le monde. L'emplacement unique de l'hôtel (800 mètres au-dessus du niveau de la mer) garantit un temps frais et confortable toute l'année - les clients sont invités à apporter des vêtements chauds, même pendant l'été.


SaHaD
(Article publié dans Lo'La Magazine, Novembre 2015)

LA HAVANE « CLEF DU NOUVEAU MONDE ET REMPART DES CARAÏBES » by SaHaD

La Havane, Cuba
La Havane (La Habana, en espagnol)… Une légende raconte que Habana était le nom de la fille du chef de la tribu qui contrôlait la région au moment de l'arrivée des Conquistadores à Cuba, Habaguanex, en 1510.
Sa position centrale dans les Antilles en a fait une ville d'importance lors de la colonisation espagnole, qui sert de base pour la Conquista d'autres contrées – c’est de là que Hernán Cortés y organise son expédition vers le Mexique. Le roi Philippe II d'Espagne accorde à La Havane le statut de ville en 1592, et un décret royal de 1634 reconnaît son importance en la désignant officiellement comme « Clé du Nouveau Monde et Rempart des Caraïbes ». Pauvre en or, argent et pierres précieuses, l’île de Cuba tout entière reste pendant très longtemps très peu peuplée. Aujourd’hui, La Havane, capitale de l’île de Cuba, est la plus grande ville des Caraïbes. D’une richesse architecturale métissée, dans un mélange de monuments baroques et néoclassiques, ainsi qu’un ensemble homogène de maisons avec arcades, balcons, grilles en fer forgé et cours intérieures, la Habana Vieja – la vieille ville – a été inscrite au Patrimoine mondiale de l’humanité par l’U.N.E.S.C.O. L’hôtel National de Cuba, monument national et l’un des symboles de l’histoire, de la culture, de l’identité cubaine, est un joyau architectural édifié en 1930 en plein quartier du Vedado, à quelques pas du légendaire El Malecón, célèbre promenade au bord de l'océan. Le Focsa et l’hôtel Habana Libre sont également des vestiges de l’époque où La Havane était la capitale continentale du plaisir et de l’oisiveté, fréquentée par les grands du monde, de Winston Churchill à Frank Sinatra. Le temps semble d’ailleurs s’y être arrêté, entre splendeur éclatante et délabrement absolu, elle est aujourd’hui la ville de tous les paradoxes et d'insondables contradictions. Ici, il existe deux villes où circulent deux monnaies, celle des locaux, et celle des touristes. La majorité de la population vit au sud de La Havane près des zones industrielles. Un peu plus loin, se trouvent l'aéroport international, le golf et un zoo. A l’est, la ville est reliée à la Vieille Ville grâce à un tunnel de 733 mètres finalisé en 1958, avec principalement des H.L.M. et deux petits villages de pêcheurs : Cojimar et Alamar. Mais avec l’embargo américain depuis peu levé, l’engouement la « ville aux Milles Colonnes » connaît un certain essor sans précédent depuis le début de l’année.

LA SAISON DES SPECTACLES :
-       FÉVRIER : Festival International de Jazz
-       OCTOBRE : Festival International de Ballet
-       DÉCEMBRE : Festival du Nouveau Cinéma Latino-américain

La Havane et la communauté juive

1492. A cette époque, l’Inquisition met l’Espagne à feu et sang, et quelques années plus tard c’est au tour du Portugal, de condamner les Juifs et les musulmans à se convertir au Christianisme ou à quitter le royaume (N.-B. : C’est à ce moment là qu’apparaissent les Marranes).  Cette même année, pour le compte de la couronne d’Espagne, Christophe Colomb découvre par « inadvertance » que la terre est ronde, et, en pensant se rendre en Inde par la route de l’ouest, découvre Haïti – qui à l’époque se fait appeler Hispaniola. En 1509, les premiers espagnols posent le pied à Cuba, et de là partent pour la conquête de l’Amérique latine. Les terres sont colonisées et propriétés de Louis d’Aragon et d’Isabelle de Castille. C’est environ cent soixante Juifs qui ont navigué aux côtés des explorateurs, très certainement convertis ou occultant leurs origines pour échapper aux flammes des bûchers ; bien que l’Eglise et avec elle l’Inquisition, les aient pourchassés jusque dans le Nouveau Monde. Martín Alonso Pinzón, qui s’illustre dans l’armement des trois caravelles de Colomb, et le premier propriétaire terrien juif à Cuba. Polyglotte accompli – il domine notamment des langues telles que l’araméen, l’arabe et l'hébreu (car le Grand Amiral supposait qu'ils naviguaient vers l’Asie), c’est lui qui introduit le tabac en Europe. Curieusement, ce n’est que beaucoup plus tard qu’un autre agriculteur juif, Luís Marx, a recherché et développé les techniques appropriées pour la culture du tabac.
Il faut attendre le XXème siècle pour que soit constituée une véritable communauté juive à Cuba, pour la raison très évidente que ce fut seulement en 1881 que le gouvernement de Madrid autorisa la migration des Juifs. De plus, la pratique de toute autre religion que la catholique, la seule reconnue officiellement, était interdite.
La véritable envolée a eu lieu après la Guerre Hispano-Américaine de 1898, aussi appelée Guerre d’Indépendance, beaucoup de Jjuifs de Floride se sont installés comme commerçants sur l’île, pour finalement fonder la « United Hebrew Congregation », une synagogue réformée, en 1904. Avant la Première Guerre mondiale, beaucoup de Juifs d’Orient sont arrivés avec l’ambition d’y faire une réussite commerciale, les Juifs cubains étant très actifs dans le secteur économique : le transport de canne à sucre de Madeira vers le Brésil et les Antilles, et la production de tissus spécieux destinés à la culture du tabac. Ils furent suivis à partir de 1920, par les familles d’Europe de l’est qui avaient, quant à eux, pour ambition de rejoindre les Etats-Unis, malheureusement plus disposés à accueillir de nouveaux immigrants, ils ont dû se résoudre à rester sur l’île. A la veille de la prise du pouvoir par Fidel Castro, les Juifs étaient 15.000 sur l’île. Une fois le Parti Communiste en place, et trente ans de politique anti-religieuse, la plupart sont partis pour Miami. Si les Juifs de La Havane ont toujours représenté le gros de la communauté – 75 % des Juifs de Cuba y vivaient – les Juifs s'établirent également dans d'autres villes : Camaguey qui comptait près de 800 Juifs avec deux synagogues construites dans les années 1920 ("Shevet Achim" pour les Juifs ashkénazes et "Tiferet Israel" pour les Juifs séfarades), contre 58 âmes aujourd’hui, et Santiago de Cuba où existe une communauté juive depuis 1924, où il ne reste qu’une soixante de Juifs. Quelque 1.000 Juifs vivent aujourd’hui à La Havane.
Malgré une communauté réduite, et avec plus de 90 % de mariages mixtes, le judaïsme connaît un renouveau. Il n'y a pas d'antisémitisme, on peut enfin y pratiquer sa religion librement, sans craindre des actes hostiles, de la rue ou du gouvernement.

SaHaD
(Article publié dans Lo'La Magazine, Novembre 2015)

LE SAVIEZ-VOUS ?

Dans les années 1750, La Havane comptait plus de 70 000 habitants, ce qui en faisait la troisième plus grande ville d'Amérique, derrière Lima et Mexico, mais devant Boston et New York.

La canne à sucre a été apportée de l'Inde à Cuba, au XVIème siècle, par des Juifs portugais.

Barrio Chino est l'un des plus anciens Chinatown d'Amérique latine. Avec l'arrivée de Castro, une partie de cette population chinoise a quitté le pays.

La première femme gouverneur de l'Île fut une juive convertie : Isabel de Bobadilla.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Cuba accepta plus de réfugiés qu'aucun autre pays d'Amérique latine.

Le Voyage des damnés est un film qui raconte l’histoire des 963 passagers Juifs allemands du paquebot « Saint-Louis », qui se virent refuser – sous pressions américaines – l’entrée à Cuba, alors qu’ils avaient reçu des visas de l’ambassade cubaine en Allemagne.


Il n’existe plus de liens diplomatiques entre Cuba et Israël depuis la Guerre de Kippour.

FESTIVAL « ART’DRENALINE » : DES QUATRE COINS DU MONDE À JÉRUSALEM by SaHaD

Invitation du Festival "Art'Drenaline"


Jérusalem, capitale éternelle, où la culture juive et israélienne est à l’honneur en cette rentrée. Les festivals ne cessent de s’enchaîner les uns après les autres, pour la plus grandes joies des Hiérosolomytains et Hiérosolomytaines, qui découvrent leur ville dans la plus grande effervescence artistique et culturelle. Et le nouveau Festival « Art’Drenaline » fait son entrée sur la scène des événements à ne pas manquer. Du 10 au 30 novembre, au musée Heichal Shlomo, tout près de la Grande Synagogue de Jérusalem, une exposition d’art contemporain israélien sera en résidence pendant trois semaine dans ce musée d’Art Juif, premier musée construit juste après la création de l’état d’Israël.
« Quatre coins du monde » est le nom de cette exposition qui met en avant des peintres, photographes, sculptures et tapissier, tous artistes israéliens, qu’ils soient nés en Israël ou venus de France, de Belgique, d’Allemagne, de Russie. La maîtrise artistique est à l’honneur, tout autant que cette histoire de métissage qui compose la société israélienne, et par là même nourrit la richesse culturelle juive. Ici, l’art urbain côtoie l’art naïf. La photographie urbaine de Daniel Siboni avec Los Angeles comme background répond à la photographie des Hassid de Braslav d’Ephraïm Loeb, le Pop Art de Dan Groover qui met en lumière à coup de bombes aérosol et pochoirs une imagerie empreinte de tradition juive se reflète comme un jeu de miroir dans les variations de Jérusalem de Orli Ziv qui peint ses toiles au couteau et aux pigments naturels. Quant à l’expressionisme de Yakov Lunski, il rime avec l’expressionisme figuratif de Tami Gutman, dans un attachement aux formes et à la couleur dans l’expression de la rêverie poétique. Et Gartner, le virtuose de la matière, de symbole, du temps de l’homme dans un passé éternellement présent,  entre dans un dialogue avec Heike Zaun-Goshen, qui souligne la précision du geste dans ses œuvres figurative. L’art abstrait, quant à lui, se diffuse dans les sculptures en métal de Rami Ater, et les peintures de Lilac Abramski-Arazi.
En plus de ce voyage artistique, différents événements rythment ce festival. Tout d’abord, le vernissage aura lieu le mardi 10 novembre à partir de 19H, en présence des artistes et avec une présentation originale de chocolats et pâtisseries par des maîtres-artisans israéliens, et une ambiance musicale composée par le pianiste-auteur-compositeur David Lev. Le dimanche 15 novembre, à partir de 19H, une vente aux enchères sera organisée par Art’Drenaline en association avec le F.S.J.U. au profit de l’association A.M.I., avec une représentation musicale du guitariste David Loeb. Et enfin, le mardi 24 novembre, à partir de 19H, une représentation du « Soul’Ame » sera donnée, avec peinture, musique et poésie en Live.

SaHaD
(Article publié dans JSS NEWS)

Pour plus d’informations : art-drenaline.blogspot.co.il
Pour acheter les tableaux en ligne : www.israelmodernart.com
Pour toutes questions : 052-6083859

HEICHAL SHLOMO MUSEUM
58, KING GEORGE STREET
JERUSALEM
Du dimanche au lundi de 09H à 20H
Vendredi et veilles de fêtes de 09H à 14H

EDITO, LO'LA MAGAZINE, NOVEMBRE 2015 by SaHaD

Couverture côté femme, Novembre 2015

La saison des pluies a commencé, l’hiver arrive doucement mais sûrement. Et comme dirait le Baal Shem Tov, la joie est ce qu’il y a de plus important. En Israël quand il pleut à torrent, que des énormes giboulées cassent ton pare-brise et les fenêtres de ta voiture, que le courant a sauté laissant plus de 8.000 familles dans le noir, que du même coup ton frigo ne fonctionne plus, t’obligeant à manger en un temps record tout ce qui s’y trouve… eh bien tu ris, car dans ce pays désertique la pluie est signe de bénédiction ! Ce qui ne t’empêche pas de te demander comment un pays à la pointe de la technologie hi-tech, de progrès médicaux défiant la science, à la tête de tellement d’inventions que tu en as perdu la liste, se trouve dans le noir total dès qu’il tombe quelques gouttes… La nature a ses mystères…
Et puis, le pays connaît de nouveau depuis Souccot une série d’attaques propagées dans tous le pays, qui ne semblent pas s’arrêter avec la pluie, alors là, peut-on encore se réjouir ? Le Baal Shem Tov dirait encore que « oui », car rien d’autre n’existe ni ne doit exister en dehors de la joie…

Pour toutes ces femmes et ces hommes qui me ressemblent, à qui je ressemble, avec qui nous ne faisons qu’Un. Quelques lignes – ce n’est pas grand chose, mais c’est une partie de la pierre à l’édifice –, pour se souvenir, pour ne pas oublier. Peuple vivant, pour savoir où l’on va, nous ne devons jamais oublier d’où l’on vient. La mémoire de l’Homme est inscrite dans notre Histoire.

SaHaD
(Publié dans Lo'La Magazine, Novembre 2015)