Monday, 27 June 2016

L'ART GRAPHIQUE DE LIMOR HAIDY AMSALEM by SaHaD

"Nid d'Oiseau" by Limor Haidy Amsalem
Artiste israélienne de Givat Olga, Limor Haidy Amsalem fait partie de la communauté des artistes de Hadera, et collabore avec certains d’entre eux, venus d’horizons artistiques variés, sur différents projets, tout en animant en parallèle différents ateliers auprès des jeunes et des adultes.
Née en Israël en 1970 d’une mère finlandaise et d’un père moitié irakien moitié bulgare, Limor Haidy Amsalem est une artiste multidisciplinaires et aux techniques très variées, qui exploite dans son travail les origines du lien, ayant comme précepte fondamental : « Aime ton prochain comme toi-même ». Diplômée en design de la Mikhlalat haSviva, section architecture et design, elle allie, dans ses créations artistiques, différents matériaux, la dimension de l’humain, les inspirations d’une variété de cultures et l’univers de la psyché, l'artiste s'inspire de la nature - et plus précisément de nos liens indéfectibles avec elle -, d'un foyer commun uni, d'un sentiment d'harmonie inexplicable verbalement. Limor joue entre les liens qui attachent et rassemblent, et les espaces qui ouvrent, en se demandant jusqu’où sommes nous prêts à nous rapprocher de nous-mêmes et des autres ?
Certaines œuvres se parlent et se correspondent directement. Dans "Les Liens", Limor parlent des relations qui unissent à travers un cercle d'un mètre de diamètre, des fils se croisant et se reliant, dont les fils noirs créent un nouveau monde, une nouvelle dimension, laissant place à de nouvelles possibilités multipliées à l'infini par les espaces que les liens génèrent.
"Liens" by Limor Haidy Amsalem
Au contraire, dans l'œuvre "Suppression", seuls des yeux apparaissent, alors que le reste du visage a été barré et raturé consciencieusement au fusain noir. C'est l'histoire d'hommes qui détruisent d'autres hommes, alors que le monde et la nature ont été conçus  pour recevoir et accueillir toutes les créations. Il ne devrait être ni question de guerre ni de génocide. Ici l'homme détruit, quand la nature unit.

"Suppression" by Limor Haidy Amsalem

SaHaD
(Article publié dans le blog Times of Israel)

Sunday, 26 June 2016

« PAS DE TEMPÊTE EN VUE », LA NOUVELLE EXPOSITION SOLO DE L’ARTISTE ISRAÉLIENNE RUTH NOAM by SaHaD

by Ruth Noam
« L'oreille humaine comme objet, me fascine. Au-delà de l’enquête physique quant à la structure même de l'oreille humaine, il s’agit là d’un voyage entre la vérité et l'illusion sonore, sur notre rapport de la perception du monde », dira Ruth Noam
Le corps humain a toujours été un sujet de prédilection dans la représentation artistique d’œuvres-d’art sculptées ou peintes, mais aussi dans la confection d’amulettes et idoles, de tous temps et de toutes contrées. L’histoire de l’art contemporain n’échappe pas à la règle. Et avant cela, l’histoire moderne coupera l’oreille à Van Gogh – après une violente dispute avec Gauguin ; la folie est devenue la tourmente. L’oreille coupée, sanglante, macabre.
Tout le monde se souvient de cette séquence traumatisante et magistrale dans le film emblématique « Un Chien Andalou », de 1929, de Luis Buñuel et Salvador Dalí, chacun alors dans sa période Surréaliste, de ce globe oculaire coupé à travers la lame d’un rasoir finement aiguisé.
Ruth Noam rejoint cette lignée de l'art contemporain entre rêve surréaliste et thérapie freudienne. Entre conscience et inconscience. Dans sa double installation, l’artiste met les oreilles frémissantes à même le sol de l’espace d’exposition, qui confère mystère à un objet trivial du corps humain. Ces oreilles grand format offrent un effet théâtral au spectateur entre effroi et vulnérabilité.
Ce que Ruth interroge c’est le degré d'influence de la forme de l'oreille sur la personnalité, les perspectives, le mode de vie, etc. de la personne qu’elle habite.
Au coin de la galerie, un goutte-à-goutte lancinant se fraie un chemin tranquillement passionnant, sinueux, dans un rythme hypnotique répétitif.
Du dialogue créé entre le minimaliste itinéraire et les oreilles silencieusement déposées dans le centre de l'espace, vient une unité des contraires entre la vie et la mort, la nature et la culture, la réalité et de l'imagination.

Artist House
Tel Aviv
A partir du 23 juin jusqu'au 16 juillet

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine)

Wednesday, 22 June 2016

L’ECOUTE SELECTIVE DE RUTH NOAM « PAS DE TEMPÊTE EN VUE » by SaHaD

Invitation de l'exposition " Pas de Tempête en Vue" de Ruth Noam
L’écoute sélective au centre de la nouvelle exposition de Ruth Noam « Pas de tempête en vue ».

Lorsque l’on découvre cette nouvelle installation de l’artiste israélienne Ruth Noam, la sensation initiale qui envahit le spectateur est de l’ordre de la perturbation, entre une petite fontaine d’où s’écoule un goutte-à-goutte et des oreilles agrandies et agencées sur le plancher.
L’on est surpris par la thématique et le sens de la mise en scène. Les oreilles, monstres terrifiants à l’aspect de chair, sont ce qui reste d’entités perdues et inconnues, à même le sol.
Mais à bien y observer, chacune d’entres elles est reliée par un fil électrique formant une colonie qui peut se propager et se protéger. Les vibrations seraient-elles la respiration des organes ou leur dernier spasme ? Ruth défie ici le public.
Le thème de l’oreille, par lequel l’artiste s’atèle à la notion d’écoute sélective, ainsi que celui du va-et-vient de l’eau, sont récurrents chez Ruth.
Dans son travail ultérieur « Editing Rooom », on y voit une oreille en résine à l’intérieur de laquelle s’y trouve une vidéo art sans son. L’ouïe est représentée par la forme de l’oreille mais le sens sollicité dans l’œuvre est celui de la vue. L’insistance est ici portée sur la sélection et le filtrage des données et des valeurs prises par les oreilles, en représentant divers domaines de la pensée, du spirituel, de l’abstrait et du sensuel.
Dans « I Lost My Heart In Lanzarote » qui consiste en une série de vidéos art qui a pour centre l’élément de l’eau, le son est également très peu présent et le caractère hypnotique du montage n’est pas sans rappeler le goutte-à-goutte répétitif de sa nouvelle installation. Ici, les gouttes qui tombent et les oreilles sont la représentation de la façon dont nous assimilons les valeurs, les opinions et les stéréotypes.
Ruth Noam ne donne pas au spectateur le luxe de prendre du recul du point de vue de l’observation et de l’évasion intellectuelle, sinon qu’en mettant en exergue la faiblesse humaine, quant au pouvoir du sens qui sait, voit et écoute ce qu’il connaît ou croit connaître, et non ce qui est.

Vernissage le 23 juin 2016 à partir de 19h30
La Maison des Artistes
Elkharizi street 9
Tel Aviv
Téléphone : 03-524-6685


SaHaD
(Article publié dans Times of Israel)


Monday, 20 June 2016

« ENTRE ESPOIR ET DÉSESPOIR » DE L’ARTISTE YAFFA WAINER by SaHaD

by Yaffa Wainer

Plus que tout autre arbre, l’olivier, connu pour sa longévité, s’enracine dans une forte symbolique liée à la terre d’Israël, où il s’en trouve des arbres vieux de de plus de 2000 ans. Capable de surmonter les catastrophes naturelles, ainsi que les ravages de l'homme, beaucoup sont déracinés pour cause d’une guerre territoire, irréversible et chargé – symbole universel de la paix, l'acte d’abatage stérilise jusqu’à l'espoir de la coexistence. L’arbre qui survit à l’homme pour nous raconter le passé et l’avenir se voit couper de l’avenir, pour conduire au désespoir.

Sur un désir de changer le statu quo qui s’est instauré en Israël au cours de ces dernières décennies, Yaffa Wainer dessine souvent des oliviers au travers de toiles qui expriment la douleur de la situation actuelle, comme pour y appeler au retour de l’espoir et de la paix, et pour y mettre au défi la coexistence des peuples.

Dans sa nouvelle exposition, Yaffa met en avant cette question qui la dérange ces dernières années, à savoir la façon dont la société israélienne et le pays tout entier est entré dans cette impuissance, face au vide de solution. Elle travaille ainsi l’arbre de l’olivier comme métaphore et symbole de cette incapacité à résoudre une situation enlisée entre frustration et escalade de la violence dans ce pays qu’elle aime tant.

L'Etat qui a pour rôle d’assurer la sécurité, le bien-être et le bonheur de tous ses citoyens a abandonné ces principes de valeur sociétale pour laisser place à la vulnérabilité et l’oppression.
La destruction des oliviers jette une ombre sur l’homme en tant que société et en tant qu'individu, au travers de l’exposition, Yaffa Wainer exprime sa douleur personnelle et le désespoir, tout sublimant l’optimise et l’espoir par la répétition constante de cette arbre de vie.


Site de l'artiste: www.yaffawainer.com

Galerie municipale « La Maison des Artistes de Herzliya »
7 rue Ben Gurion
Herzliya
10H00-13H00
16H00-19H00
Jusqu’au 26 juin
Fermé les lundis

SaHaD
(Article publié dans le Times of Israel)

OLIMPIADA, C’EST AUSSI METTRE L’ART DES OLIM EN AVANT by SaHaD

Invitation "Olimpiada"
La nouvelle grande fête sportive et culturelle Olympiada, parrainée par l’association Qualita, en faveur de l’intégration en Israël des Olim francophones (de France et de Belgique), réunira petits et grands, Israéliens, nouveaux et anciens émigrants au Gan Sacher de Jérusalem le 30 juin, à partir 2016.
Au terme de cette soirée présentée par Daniel Haïk et Judith Mergui, entre course de relais, concert des artistes Shirel, Amir, Michael Greilsammer, espace de jeux pour les enfants, dégustations culinaires du chef Ari Levi (lauréat du Master-Chef), l’art des Olim est également mis à l’honneur. Une exposition de l’artiste Dan Groover aura lieu tout le long du parcours de la course, avec des œuvres aux inspirations des deux capitales à l’honneur : Paris et Jérusalem. Une sculpture monumentale, désignée et peinte par Dan Groover, et sculptée par l’artiste Mordeli, sera réalisée devant le public. Un espace-galerie présentera également les créations d’artistes peintres, photographes, sculpteurs, anciens et nouveaux immigrants, de France et de Belgique, chacun venant d’un univers artistique différent, entre symbolisme, naïf, figuratif, urbain, abstrait, street art : Gartner, Asnaby, Daniel Siboni, Orli Ziv, Ephraïm Loeb, Yaacobi, Yohanan Delaunay, Yaacov Corda, Mordeli et Dan Groover.
Chacun redécouvrant et dévoilant un nouvel aspect de sa palette, de son interprétation, d’un mode d’expression entre mouvement et mutation, depuis les plaines d’Europe aux monts désertiques de Judée.
Pour le plaisir d’acquérir des œuvres d’artistes de talent, qui ouvrent depuis plusieurs années de nouvelles perspectives à l’art israélien contemporain, certains de ces artistes sont à découvrir en avant-première sur le site : www.israelmodernart.com

Entrée gratuite, avec inscription préalable  sur : www.paris-jerusalem.com


SaHaD
(Article publié dans Le Petit Hebdo)

Wednesday, 8 June 2016

YOM YERUSHALAÏM À L'ANCIENNE GARE DE JÉRUSALEM ! by SaHaD

Fashion designer Adi Yair
Depuis Pessa’h on voit l’ancienne gare de Jérusalem se parer d’un nouveau décorum entre jeunes créateurs de mode, art contemporain israélien, fresques murales aux couleurs du nouveau mot d’ordre « Life is Beautiful » (« La Vie est Belle »), sculptures monumentales, concerts Live et D.-J. Entre terrain de jeux pour les enfants et balades en plein air pour les parents, il y a comme un air de vacances qui plane sur la capitale. Une nouvelle saison a ouverte, et toutes les semaines les visiteurs comme les habitants peuvent découvrir de nouvelles attractions qui ne cessent d’enrichir et de dynamiser notre patrimoine. Après la fête des Lumières qui fait briller de mille feux les vestiges de la Vieille Ville, nous voici prêts dans et en dehors des murailles, à célébrer  la mémoire de Jérusalem.
Symbole de la Jérusalem d’avant l’état, l’ancienne gare de Jérusalem reliait la ville au port de Yafo, dès la fin du XIXème siècle. Et en ce jour où l’on nous fêtons la ville éternelle, quoi de mieux que de venir faire un tour à l’un des points névralgiques du pays – qui était encore sous occupation ottomane.
A partir de 18H, venez profiter d’une rencontre exclusive avec l’artiste-peintre Dan Groover, qui présentera les œuvres de sa nouvelle exposition à ciel ouvert « Life is Beautiful », qui parcourent l’histoire des voyageurs et de la gare d’antan, des exils en terres étrangères et des arrivées fortuites en Erets Israel, les débuts de la création de l’état aux visages des hommes qui ont forgé l’histoire. Il réalisera également une fresque murale devant le public, et présentera – en collaboration avec la styliste israélienne Adi Yaïr, une nouvelle collection printemps-été de vêtements pour femmes, en édition limitée, designée par Adi et aux motifs de l’artiste. Un concert aura lieu du côté du Beer Garden, qui offrira un « chaser » à tout consommateur.
De tous temps, « La Vie est Belle » à Jérusalem !

SaHaD
(Article publié dans Le Petit Hebdo)