Saturday, 30 July 2016

ENTRE FER & PIERRE DANS LES SCULPTURES DE MORDELI by SaHaD

by Mordeli

Découvert du grand public au détour d’expositions entre Jérusalem et Yaffo depuis le début de l’année 2016, le sculpteur Mordeli utilise comme matériaux de prédilection fer et pierre pour sculpter ; et depuis son Alya il y a près de dix ans, chaque pierre aujourd’hui taillée provient de la terre d’Israël, principalement du Yshouv de Ofra en Samarie, où il vit avec sa famille. Dans la tradition juive, « Barzel » – qui signifie « fer », est l’anagramme des premières lettres des prénoms des Imaot, quant à « Even » – « Pierre », le mot se scinde en deux pour former « Av » et « Ben » : la transmission des génération. A l’instar des pionniers, les œuvres de Mordeli puisent dans la terre du pays pour en sortir richesse et puissance de la création aux formes très contemporaines.
La nouvelle collection Judaica de l’artiste, comme ses Mezouzot, participent de cette interaction entre les matériaux utilisant pierre, fer, verre et bois, offrant ainsi toute l’originalité et la précision du travail artisanal fait main.
A Jérusalem, on peut apercevoir une sculpture monumentale longue de 6 mètres 50 sur une hauteur de 2 mètres, toute de fer et de bois, «  החיים יפים » (« La Vie est Belle »), designée et peinte par l’artiste Dan Groover et sculptée par Modeli, sur le mur extérieur de la Ta’hana haRishona (l’ancienne gare de Jérusalem) du côté de Emek Refaim, ainsi qu’un grand « Love » (« Amour »), d’après la calligraphie de Dan Groover et la mise en œuvre de Mordeli, du côté intérieur.
Lors de Olimpiada qui a eu lieu le 30 juin dernier au Gan Sacher, organisé par  Qualita, les deux artistes ont réitéré leur collaboration, afin de réaliser une sculpture de 3 mètres de hauteur, « Soulam haOle » (« L’Echelle du Ole »), symbole de l’événement, illustrant le travail de l’association auprès de l’insertion des Olim francophones en Israël.
Durant toute la période de l’été, pour découvrir le travail de l’artiste, ses œuvres sont en exposition au Art Shop Art’Drenaline, à l’Ancienne Gare de Jérusalem (près du Beer Garden, face à l’entrée du côté de la rue Emek Refaïm).

SaHaD
(Article publié dans Le Petit Hebdo)

MEMORY & IDENTITY WITH SHEERA JACOBS by SaHaD

"Autoportrait" by Sheera Jacobs
Born in South Africa in 1984, Sheera Jacobs grew up in Israel, and then left to study in London, where she graduated from the Slade School of Art. Currently she exhibits her artwork in numerous contemporary art galleries in London and Tel Aviv.
Sheera attempts to represent an entire universe of objects and characters starting with photographs of people or landscapes, to which she adds an extra dimension by painting or drawing. It is obvious that the characters are not where they should be, but in a perpetual movement, in a search connecting concepts of time, memory, identity of the culture and space.
This Thursday, July 28th, the artist, together with the “Don’t Touch My Anxiety” group, to which she belong, will be opening an exhibition organized at the Central Gallery, in Tel Aviv. The burst of marginalization and social truths exists in this space that makes room for anxiety; through their creation, the artists express the difficulty and the misery, the silent existence, so easy to ignore.
As to the “She” exhibition – an international artistic collaboration bringing together the creation of artists from England, United States and Vietnam, exploring the construction of femininity, it will open on July 30th at the Ugly Duck Gallery in London.

For more information on the artist: www.sheerajacobs.weebly.com

Central Gallery
Levinsky 108
Tel Aviv
Opening: Thursday 28/07 at 8:00 P.M.
Closing: Thursday 09/01


SaHaD
(Article published in the blog Times of Israel)

Sunday, 24 July 2016

DE L’ENTRELACEMENT DU MOT ET DE L’IMAGE DANS LES ŒUVRES D’AVIVIT BALLAS BARANES by SaHaD

"Interruption dans la Continuité" by Avivit Ballas Baranes

Née en 1960 à Tel Aviv, Avivit Ballas Baranes vit et travaille ces dix dernières années au Kibboutz Regavim, après avoir passé vingt ans à Paris, où elle a suivi des études d’Arts à l’université Paris VIII et obtenu sa Maîtrise d’Art en 1989. Ses œuvres depuis lors ont été exposées dans plusieurs musées israéliens, comme le musée de Tel-Aviv, le musée d’art israélien de Ramat Gan, le musée Wilfrid Israel  et plus récemment le musée d’Ein Hod, ainsi que dans différentes galeries en Israël, en Europe et en Australie. Aujourd’hui, elle enseigne au Collège Universitaire des Arts et de la Société de Netanya, et donne des ateliers de peinture et de sculpture pour personnes âgées à Pardes Hannah.
Artiste multidisciplinaire touchant à la peinture, la poésie et l’installation, Avivit travaille des matériaux tels que le plâtre, le sable, la sciure de bois, le collage, la peinture à l’huile et à l’acrylique, tout en insérant ses compositions poétiques dans ses œuvres plastiques. « En travaillant avec des matériaux différents, comme dans un ‘laboratoire’, je crée des composés uniques de matériel de formation, je peux exprimer la profondeur, la distance, la proximité, la lumière et l'ombre, la présence de l'image volumétrique ». Les thématiques de recherche de l’artiste se concentrent autour des sujets d’appartenance ou les phénomènes d’aliénation, du patrimoine culturel et de la langue à travers des images de l’univers scientifique et de la nature combinées avec des citations empruntées au monde de l’art et de la littérature. Illustrant ainsi la forme la plus symbolique d’images frappées en matière idéologique et personnelle,  traitant des zones intermédiaires, des limites et des définitions de lieu et de l'identité. Tout en renforçant les liens entre les bases de données et le patrimoine artistique, des concepts tels que le lieu physique et métaphorique, la langue, et la pertinence culturelle.
D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, l’écriture a toujours accompagné l’œuvre de Avivit, tout autant l'écriture artistique (poésie), comme l'écriture théorique sur l'art. Faisant partie intégrante de son travail, elle apparaît en images, alliant à l’imagerie visuelle l’univers verbal que la caractérise. Parfois un texte peut être porteur à la fois de l’idée et du contenu, et parfois l’écriture est impossible à déchiffrer. La lecture de cet entrelacement d’images et de textes, confère à l’œuvre une dimension riche et nouvelle, dans un processus constant de mouvement, passant du concret à l’abstrait. Dans une recherche le long du chemin de l'image visuelle, verbale et physique, et essayant de fournir l'idée conceptuelle de la présence physique et visuelle.


SaHaD
(Article publié dans le blog Times of Israel)

INVESTIR DANS L’ART by SaHaD

by Dan Groover

Tout le monde sait – même sans savoir – que si on a un capital, mieux vaut l’investir dans la pierre, une source sûre de rendement en devenir qui fructifiera en quelques années à peine. Mais que sait-on exactement de l’investissement dans l’art contemporain, qui se dore une place au palmarès et frise parfois à coup de plusieurs milliers de dollars pour des artistes vivants ? Là où l’immobilier plafonne pour redescendre, l’art ne connaît aucune limite ; et la créativité est sans fin.
Ce qui touche au monde de l’art est issu d’un marché parallèle qui ne subit pas les mêmes fluctuations économiques ni la même base de valeurs que le monde de la finance standard ; en d’autres termes, peu sensibles à la crise, les œuvres d’art sont devenues une valeur refuge, et la fiscalité est bien plus douce. Ajouté à cela une dimension culturelle et artistique auxquels les plus puristes diront que cela n’a pas de prix… Et la nouvelle génération de collectionneurs, de 20 ans à 35 ans, mise parfois de 1.000 dollars jusqu’à 10.000 dollars pour une œuvre. Ces jeunes qui ont vu leurs grands-parents arrivés à 60 ans, après avoir économisé durant toute une vie de labeur, puis leurs parents à leur tour à 40-50 ans, cadres à la réputation établie, ont aujourd’hui hérité de ce goût de l’esthétisme et de l’œil de l’expert à la recherche de la pièce rare ou mondialement connue et reconnue, tout en démocratisant le marché.
Qu’en est-il alors de l’art israélien ? A Jérusalem, l'école "Bezalel", au début du XXe siècle, rechercha, tant dans l'art que l'artisanat, son style propre et su créer un univers graphique local en s'inspirant directement des éléments naturels et de l'histoire d'Israël, comme avec des artistes phares de la première période Ze’ev Raban, Emmanuel Mane-Katz, Moshe Castel, Reuven Rubin. Les modernistes de la deuxième période s’émanciperont au profit d’un art moderne et contemporain dépassant les frontières de l’imagerie juive avec Yaacov Agam. Aujourd’hui, L’art israélien est riche d’artistes et de créatifs au talent confirmé tel que Calman Shemi, Menashe Kadishman, David Guerstein ou encore Ron Arad, et de la scène émergeante venus d’horizons diverses que le processus d’Alya enrichit continuellement.
De tout temps, collectionner de belles pièces d’art à profiter tant à la décoration de son intérieur, qu’à un investissement sur le long terme, et tant le marché, que la créativité, sont loin de s’affaiblir.

Pour découvrir plus d’artistes israéliens : www.israelmodernart.com

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine)

Thursday, 21 July 2016

L’ODYSSÉE DE GALIT HOF by SaHaD

by Galit Hof
L’art a cette capacité inaliénable à transcender l’être pour le dépasser et l’amener au-delà de l’entendement.
Passionnée par l’art et la création, Galit Hof, née en 1981, a commencé à peindre sans moyen et sans couleur, en dessinant sur des morceaux de papier à l’aide de charbon récupéré dans les feux de camps, ses rêves elle les a sculptés dans le sable. Créations brèves et éphémères, autour de Galit le silence ce brise petit-à-petit, la mer à créer un environnement propice aux contacts nouveaux, la vie a repris ses droits grâce à la peinture.
Originaire de Netanya, Galit a passé son enfance sur les bords de plage. Chaque jour, son père l’y amenait courir, respirer l’air salin, apprécier le murmure des vagues. Son père décède soudainement, lorsque Galit a à peine douze ans. Après une longue période de silence, la peinture devient vite son seul mode d’expression – larmes et couleurs, charbon noir et colère, ses premiers travaux reflètent le choc de l’expérience vécue et ils ne sont destinés qu’à y faire passer la douleur et la tristesse, sans être vus. La plupart de ses travaux, arborant beaucoup de violacé au bourgogne et au noir – rappelant la couleur du sang – l’artiste elle-même les a déchirés ou défigurés, ne supportant pas la douleur du souvenir.
Après cette période difficile, la plage a commencé à soigner les plaies, et à la place de couleurs sombres, des couleurs vives et optimistes ont pris place sur la toile. Son style a varié, dans un mélange de collage de papier journal, racontant une histoire et donnant ainsi une dimension autre de l’espace et du temps, de tissu et même de filet de pêche, des couleurs riches déposés rapidement au pinceau, des couleurs liquides froissant le tissu et rappelant l’élément de l’eau ; dans une perception de l’artiste et de son environnement, créant une ode au monde marin véritable odyssée de son rêve intérieur. Le spectateur ondulant entre sentiments et éléments autobiographiques de scènes réelles ou imaginaires.
Ses œuvres sont exposées dans différentes stations balnéaires et de sauvetages.

Pour plus d’informations sur l’artiste : http://www.galithof.co.il


SaHaD
(Article publié dans le blog Times of Israel)