Showing posts with label Artists. Show all posts
Showing posts with label Artists. Show all posts

Monday, 23 January 2017

ZEHAVA BENYAMIN, L'ART ET LE SACRÉ by SaHaD

by Zehava Benjamin

Peut-être que son nom ne vous dira rien, ou peut-être que vous avez déjà croisé certaines de ses œuvres au détour de certaines communautés sans savoir qu’elles étaient d’elle. Et pourtant, l’artiste Zehava Benyamin est connue et reconnue à l’international pour ses couvertures de Sifrei Torah, ses Hanoukkiot et ses décorations de synagogues, elle est devenue en quelques dizaines d’années une artiste incontournable dans l’univers de l’art Judaica.
Formée très tôt auprès de grands maîtres de la peinture, de la sculpture, de la gravure, du travail sur bois, verre, métal, ses réalisations au style reconnaissable mêlent la diversité d’approche ; Zehava combine aujourd’hui des procédés industriels et des métiers d’artisanats faits main, dans un style traditionnel à l’aspect innovant. La pensée de « design industriel comme art » ou « l'art du design industriel » est un défi qui l’amène constamment à penser la création et la fabrication de produits d’utilisation quotidiennes dans le domaine du sacré : Heikhal (armoire sainte), manteaux de Sifrei Torah, portes imposantes de synagogues, par exemple, et d’autres pièces sacrées qui resteront pour les générations. Et c’est dans les racines les plus profondes du judaïsme que Zahava Benyamin puise son inspiration pour des créations multidisciplinaires.
Ses œuvres ont été exposées dans le monde, et régulièrement l’artiste est amenée à réaliser des commandes pour des privés et des institutions communautaires – l'artiste a transformé le concept de la conception d'une synagogue dans le monde, en créant des décors uniques pour chacune des communautés d’Israël et de Diaspora. Les œuvres tiennent compte essentiellement de la structure architecturale, du design intérieur, du style des besoins de la prière et de la communauté. Toutes les techniques et les matériaux servant à l'idée centrale émettrice, puis à travers l’étude constante de l’art juif de l'Antiquité à nos jours, d’Israël et d’ailleurs, Zehava Benyamin enrichit certains motifs artistiques récurrents, tout en les adaptant et les modernisant. C’est ainsi que se voit enrichit l’existence des communautés, en leur insufflant inspiration et puissance créatrice.

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine)

Monday, 10 October 2016

LA ROUTE by SaHaD

by Dan Groover
Ce qu’il y a de magique avec la route, c’est que l’on dirait que c’est la même ; sans fin.
Le début, c’est tout simplement lorsque l’on ouvre les yeux dessus et que l’on s’aperçoit qu’on est en train d’y marcher depuis un moment déjà.
Elle change, elle est variante, elle tourne, elle est goudronneuse, parfois caillouteuse voire même sablonneuse ; elle monte, elle descend. Elle traverse les rivières et escalade les montagnes ; elle est brûlée par le soleil ou glissante par le gel. Elle peut être multicolore selon les saisons, les paysages qui l’entourent : verte comme l’herbe grasse qu’aiment à brouter les vaches, rouge pivoine, jaune tournesol, paille sèche comme le blé, blanche comme neige, noire parsemée d’étoiles quand vient la nuit, grise pluvieuse comme le chagrin. D’une compagnie agréable ou pesante selon son humeur. Mais toujours présente et fidèle au rendez-vous qu’il roule ou qu’il court ; dans un sens comme dans l’autre.

by Dan Groover
Et puis, elle parle toutes les langues, résonne au rythme de toutes les révolutions, se façonne à toutes les dictatures. Pourtant, elle ne connaît pas de frontières. Et lorsqu’elle est blessée, on l’a répare toujours. Lorsqu’elle s’épuise, on la pousse toujours plus loin.
La route, c’est la veine artérielle entre le cœur du ciel et l’âme de l’homme.

by Dan Groover


SaHaD
(Poème publié dans le Futé Magazine)

Wednesday, 5 October 2016

ILAN STAR & MICKY GOLDSTEIN, ENTRE DESSIN ET ILLUSTRATION DIGITALE by SaHaD

by Ilan Star
L’art a cette capacité unique et incroyable de permettre à l’être de se transcender, de partir à la découverte de ses propres limites qui sont infinies et de créer, voire même recréer, son univers personnel qui le caractérise et de le partager comme expérience. Après un succès certain dans le monde de l’informatique, Ilan Star a absorbé son expérience professionnelle pour la transformer et qu’elle lui soit utile dans son mode d’expression artistique. Il découvre alors l’univers des couleurs et des formes, et se met à dessiner et à illustrer de façon digitale. Tel un sculpteur qui sort la sculpture de la roche, Ilan sculpte ses réflexions sur les relations, la vie de famille, le monde moderne et les merveilles de la grande ville – au-delà de la douleur d’être un parent seul et chef de famille. Il dépeint méticuleusement la routine entre les bars sombres et l’alcool où se noie l’ennui du XXIème siècle, les belles femmes avec humour et cynisme. Ses œuvres sont colorées, détaillées et captivantes, pour tendre vers l'espoir, le rêve, le romantique, l’audacieuse et la sophistication.

by Micky Goldstein
L’artiste Micky Goldstein utilise principalement des couleurs primaires : le rouge pour l’émotion, le bleu pour signifier la profondeur, le jaune, le noir et le blanc couleur de la paix et du calme. Son équilibre pictural reflète la patrie cosmopolite de Santiago du Chili qu’il a connu enfant avant d’émigrer dans la société israélienne en 1973. Le style minimaliste qui le caractérise met en lumière la représentation de « célébrités », personnages légendaires et immuables de la ville, auxquels on s’attache et qui représentent le côté sentimental de l'histoire culturelle du XXème siècle. Pour sa nouvelle exposition « Imagine », Micky Goldstein combine peinture et figures, au détour de personnages qui regardent fixement le spectateur au travers de la toile dans des coups de pinceaux délicats et dans une palette aux couleurs claires. Chaque personnage a une empreinte digitale unique, marqué dans un caractère dynamique, non seulement en termes de mouvement, de couleur et de rythme, mais aussi en termes de dialogue qu'il mène avec l'autre.

Exposition « Imagine » de Micky Goldstein
Vernissage : jeudi 15.09.2016 à 20:00
Jusqu’au 23.09.2016
Galerie Irit Hadani dans le complexe "See & Sun"
5 rue Herzl Rosenblum
Tel Aviv

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine)

Monday, 5 September 2016

LE SENSORIEL ET L’INTUITIF DANS LES ŒUVRES DE LELA MIGIROV by SaHaD

"Le Gardien" by Lela Migirov
C’est par les rencontres, le son d’une musique, des histoires de contes et légendes urbaines ou féeriques, l’instant écoulé, les émotions traversées, tous ces sens et ces émotions parcourus au cours d’une journée de pluie ou de soleil, que le travail créatif de Lela Migirov s’en trouve inspiré et transporté.
Le sensoriel et l’intuitif dans les œuvre de Lela convergent en un instant de création, de formes et de mouvements, enveloppés dans de la couleur. L'infinité du monde représenté crée un endroit de rêve et de magie, où la symbolique apparaît de façon mystérieuse déclenchant la stupéfaction, alors énergie et sentiments se retrouvent mêlés en un instant particulier sublimé.
« Lorsque je peins, mes sens sont troublés et le désir de liberté à ces moments-là devient le cœur même de la création, dirigée sans direction prédéterminée. J'aborde la toile avec vigueur et imagination, tout en exprimant mon humeur du moment – des moments tumultueux et parfois subtiles. Pour moi, chaque création est une mélodie sans fin, une lumière, un mouvement de l'esprit et une tempête d'émotions évoquant des couleurs captivantes. Ainsi, je ne me limite pas à un style particulier de la peinture ou à une technique unique. »
L’art de Lela Migirov plane au-dessus du monde des rêves, passant d’un extérieur à un monde intérieur, explorant le subconscient dans un voyage fantastique et mystérieux. Entre sa toile et son pinceau, Lela capture l’expression de sentiments, de sensations et d’idées animés par une mélodie envoûtante, mis en suspend entre silence et immobilité le temps du regard du spectateur sur l’œuvre.
"Oblique" by Lela Migirov
Lela Migirov a créé trois livres d'artiste: "Paris, Eclairs & Vous" (en anglais, en français et en russe) qui est dans les livres de la collection de l'artiste de Kandinsky Bibliothèque (Centre Pompidou, Paris), et deux autres, "Paris, mon rêve" et " Seine, la parisienne, tu me manques... " (éditions françaises)


SaHaD
(Article publié dans le blog Times of Israel)

Friday, 2 September 2016

JÉRUSALEM AU CŒUR DE LA MODE AVEC ADI YAIR by SaHaD

by Adi Yair
Arrivée par hasard dans l’univers de la mode et de la création de prêt-à-porté, Adi Yaïr est une jeune créatrice de Jérusalem, diplômée de la prestigieuse école d’Art de Betzalel. C’est lors de son service militaire qu’Adi réalise qu’elle veut travailler dans le monde de l’art et de l’artisanat. Après avoir servi de modèle pour le projet d’une étudiante de Betzalel, elle décide que c’est ce qu’elle veut faire aussi. Aujourd’hui, cette passionnée de mathématiques qui n’avait aucune formation artistique, a su connecter ses deux centres d’intérêt qui font partie intégrante de son processus de création. Pour son projet de fin d’année, Adi a développé une technique fondée sur le croisement des textiles, qu’elle amène à perfectionner au travers de ses collections.
by Adi Yair
C’est sur un métier à tisser, qu’Adi explore chaque nouvelle idée avant le début d’une collection. Souvent, l’idée même d’un vêtement a été étudiée en fonction des possibilités de création du métier à tisser, et parfois, c’est l’approche du tissu qui détermine la coupe, de part sa propre nature. La première fois qu’elle rencontre cette machine venue d’un autre temps, c’est il y a un an dans le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem, à la Galera Judaica. Depuis, elle est devenue passionnée et spécialiste de la technique – à tel point que le tissage qu’elle utilise aujourd’hui est différent des tissages traditionnels généralement utilisés dans la confection de vêtements. Adi Yair est devenue en quelques mois une créatrice de mode innovatrice, produisant actuellement sa troisième collection femme Automne-Hiver 2016, sur son propre métier à tisser.
by Adi Yair
Depuis quelques mois déjà, Adi a ouvert son propre magasin à l’ancienne gare routière de Jérusalem, créant ainsi sa propre marque « Adi Yair », elle y a installé son métier à tisser, comme extension à son atelier, et le public est invité à venir s’y rendre, découvrir une technique aussi ancienne que l’homme qui a dû apprendre à se confectionner des vêtements suivants ses lieux d’habitats et les saisons pour se recouvrir.


SaHaD

(Article publié dans le blog Times of Israel)